Meilleurs pays pour créer une entreprise et obtenir la résidence

La lecture de cet article prend environ 23 minutes. Pas le temps pour le moment ? Aucun souci. Envoyez-vous la version sans publicité par e-mail et lisez-la plus tard.

loading image

Cinq pays où un Américain peut détenir une entreprise à 100 % et la transformer en titre de séjour : la Thaïlande, le Portugal, le Mexique, le Costa Rica et le Panama, avec les coûts réels, les voies de visa, les pièges fiscaux et les obligations déclaratives américaines dont personne ne vous parle.

Immatriculer une société à l’étranger est facile. Une demi-douzaine de pays vous laissent le faire en ligne avant l’heure du déjeuner. Le plus difficile, celui qui change vraiment votre vie, c’est de transformer cette société en droit d’y vivre.

La question est plus étroite que « où un étranger peut-il créer une société », et elle se résume dans chaque pays à deux points :

  • pouvez-vous détenir toute la société sans céder de parts à un partenaire local
  • la diriger vous ouvre-t-elle un droit au séjour

Les deux ne vont pas toujours de pair, et c’est dans l’écart entre les deux que l’on perd de l’argent et du temps.

Voici cinq pays où les deux conditions se rejoignent pour un Américain, avec les coûts réels, le tableau fiscal et le piège que chacun cache. Et si vous avez un passeport américain, lisez la partie fiscale avant de vous enthousiasmer, car l’Oncle Sam vous suit partout où vous installez votre société.

Disclaimer: This article may include links to products or services offered by ExpatDen's partners, which give us commissions when you click on them. Although this may influence how they appear in the text, we only recommend solutions that we would use in your situation. Read more in our Advertising Disclosure.

L’essentiel à retenir

  • Détenir 100 % de sa société et en tirer un droit au séjour sont deux questions distinctes, et c’est dans l’écart entre les deux que beaucoup se brûlent.
  • La Thaïlande est le seul des cinq pays où la détention étrangère à 100 % n’est pas automatique ; une promotion du BOI la permet et ouvre le visa LTR de 10 ans.
  • Le visa D2 portugais n’exige aucun investissement fixe, seulement une activité viable et des fonds de subsistance indexés sur le salaire minimum 2026 de 920 € par mois, mais le Portugal taxe les revenus mondiaux.
  • Le Mexique est le choix le plus simple pour les Américains : la résidence par solvabilité économique (environ 74 700 USD d’épargne) coûte bien moins cher que la voie investisseur à 300 000 USD.
  • Le Costa Rica et le Panama appliquent tous deux l’imposition territoriale, de sorte que les revenus gagnés à l’étranger y sont en général exonérés, et leurs seuils d’investissement sont de 150 000 USD et 300 000 USD.
  • L’impôt sur les sociétés se paie là où l’entreprise exerce, mais vous payez votre impôt personnel là où vous vivez : une société peu taxée n’allège donc pas votre facture personnelle.
  • Les citoyens américains sont soumis au formulaire 5471, aux règles CFC et GILTI ainsi qu’aux déclarations FBAR et FATCA, où que la société soit immatriculée : prévoyez un comptable spécialisé dans le transfrontalier dès le premier jour.

La réponse rapide

Cinq pays sortent du lot. Deux d’entre eux taxent vos revenus mondiaux dès que vous y résidez, trois appliquent l’imposition territoriale, et un seul ne vous laisse pas détenir la société à 100 % par défaut.

PaysComment détenir 100 %Voie de résidenceImpôt sur les sociétésImpôt sur le revenu
ThaïlandePromotion du BOI (ou activité non restreinte)Visa LTR, jusqu’à 10 ans20 % (exonération BOI jusqu’à 13 ans)Sur les sommes rapatriées
PortugalPar défaut, sans partenaire localVisa D2 entrepreneur19 % (15 % sur les premiers 50 000 €)Revenus mondiaux
MexiquePar défaut dans la plupart des secteursRésident temporaire (solvabilité ou investissement)30 %Revenus mondiaux
Costa RicaPar défaut, sans plafondRésidence InversionistaJusqu’à 30 %Territorial
PanamaPar défaut (hors commerce de détail)Friendly Nations / Qualified Investor25 %Territorial

Ce que cela demande vraiment

Une entreprise liée à un droit de séjour n’est pas une coquille que l’on gère depuis son ordinateur portable resté au pays. Ces visas exigent une vraie activité :

  • une société locale immatriculée
  • en général une adresse locale
  • souvent du personnel ou un bail

Certains pays imposent aussi une durée de présence sur place. Le Portugal, par exemple, annule un titre temporaire dès que vous passez plus de six mois d’affilée hors du pays. Soyez donc honnête avec vous-même sur le projet : vous vous installez là-bas, et la société est à la fois votre revenu et votre visa.

Choisissez le pays où vous aimeriez vraiment vous réveiller, puis vérifiez que le calcul économique tient la route.

Thaïlande

La Thaïlande fait figure d’exception : c’est le seul pays de la liste où détenir 100 % de sa société n’est pas automatique. C’est pourquoi elle demande le plus d’explications. Bien menée, la démarche vous offre pourtant l’un des meilleurs visas long séjour de la région.

Silhouette du quartier d'affaires de Bangkok à Asok
Le quartier d’affaires de Bangkok autour d’Asok. Détenez ici toute la société et vous obtenez en retour l’un des meilleurs visas long séjour de la région.

Comment détenir 100 %

Selon le Foreign Business Act, les étrangers plafonnent à 49 % dans la plupart des activités restreintes. La façon propre de contourner ce plafond est un certificat de promotion du Board of Investment thaïlandais, le BOI, qui vous permet de détenir toute la société pour une activité qu’il souhaite encourager.

Quelques activités, comme une bonne part de la production destinée à l’export, ne figurent pas du tout sur les listes de restrictions et n’exigent aucun traitement particulier.

Le BOI apprécie les entreprises que l’État cherche à attirer : technologie, industrie, sièges régionaux, ce genre de choses. Mieux vaut suivre cette voie dans les règles plutôt que de la contourner, et elle est assez fastidieuse pour que la plupart confient le dossier à un cabinet. Si vous voulez vérifier que votre activité est éligible et voir comment se déroule la création, vous pouvez être mis en relation avec un cabinet qui crée et gère votre société BOI à votre place.

Le visa de résidence

Une société BOI peut parrainer des permis de travail sans la règle habituelle des quatre Thaïlandais embauchés pour chaque étranger, ce qui vous épargne à lui seul bien des casse-tête de recrutement. Une fois votre société promue par le BOI ouverte en Thaïlande, vous pouvez donc parrainer votre propre visa par son intermédiaire sans trop de difficultés.

Si vous voulez en plus tirer le meilleur parti fiscal, regardez le visa Long-Term Resident géré par le BOI. Ce permis de dix ans, renouvelable, allège les démarches déclaratives et offre de beaux avantages fiscaux. Pour vous donner une idée, les professionnels hautement qualifiés des secteurs cibles paient un taux forfaitaire de 17 % sur leurs revenus personnels, et les trois autres catégories LTR (citoyens du monde fortunés, retraités fortunés et télétravailleurs rémunérés par un employeur étranger) ne paient aucun impôt thaïlandais sur les revenus étrangers qu’ils font entrer dans le pays.

Coût et délais

La demande BOI elle-même est gratuite. L’immatriculation de la société coûte quelques milliers de bahts de frais administratifs. En revanche, la procédure peut être compliquée et prend sept à huit mois.

Vous pouvez faire les démarches vous-même. Si vous avez besoin d’une aide professionnelle, comptez entre 100 000 et 500 000 THB, plus les frais de conformité annuels ensuite.

Fiscalité

L’impôt sur les sociétés standard est de 20 %, mais une promotion du BOI peut le ramener à zéro pendant 3 à 13 ans selon l’activité.

Côté personnel, si vous faites entrer des revenus en Thaïlande, vous pouvez aussi devoir payer l’impôt thaïlandais sur le revenu. Les exonérations LTR évoquées plus haut font partie des rares échappatoires propres.

Portugal

Le Portugal est l’ancrage européen de cette liste : une culture des affaires qui fonctionne en anglais, une société que l’on peut détenir à 100 % sans histoires et un visa conçu précisément pour ce type de projet. La contrepartie, c’est qu’une fois sur place, le Portugal veut sa part de vos revenus mondiaux.

Advertisement
Vue de Lisbonne, Portugal
Lisbonne. Une culture des affaires à l’aise en anglais et un visa D2 pensé pour ce projet, à condition d’accepter l’imposition des revenus mondiaux une fois résident.

Comment détenir 100 %

Une société à responsabilité limitée portugaise, une Lda, n’impose ni nationalité ni résidence aux dirigeants : un Américain peut donc la détenir seul à 100 %.

Avant de la créer, chaque associé doit obtenir un numéro fiscal portugais, le NIF, et un non-résident désigne généralement un représentant fiscal dès que la société commence réellement à travailler. Les entreprises ordinaires ne sont soumises à aucun plafond de détention étrangère ; seuls les secteurs réglementés comme le droit ou la santé ont leurs propres licences.

Le visa de résidence

Votre voie est le visa D2, conçu pour les entrepreneurs et les travailleurs indépendants. Il n’y a pas d’investissement minimum fixe. Il faut en revanche prouver :

  • une activité viable
  • des fonds suffisants pour vivre, indexés sur le salaire minimum portugais, qui passe à 920 € par mois en 2026, déposés sur un compte portugais pendant au moins douze mois.

Le visa lui-même est court et se transforme en titre de séjour de deux ans à votre arrivée, renouvelable pour trois ans de plus. La résidence permanente intervient au bout de cinq ans.

Si le passeport est votre objectif final, notez la réforme de 2026 : la naturalisation ordinaire exige désormais dix ans de résidence, contre cinq auparavant. Le compteur vient de doubler.

Coût et délais

Créer sa société via le service portugais express « Empresa na Hora » coûte 360 € de frais officiels, ou à partir de 220 € en ligne avec un modèle standard.

En pratique, un non-résident doit prévoir davantage une fois ajoutés l’avocat, le comptable, le NIF et la banque, et compter une à quatre semaines pour tout aligner. Le visa D2 a un délai officiel d’instruction de 60 jours, puis la prise de rendez-vous au consulat et pour le titre de séjour peut ajouter des semaines, voire des mois.

Fiscalité

L’impôt sur les sociétés pour 2026 est de 19 %, ramené à 15 % sur les premiers 50 000 € de bénéfice pour les petites entreprises.

À titre personnel, le Portugal taxe les résidents sur leurs revenus mondiaux selon un barème progressif pouvant atteindre 48 %. L’ancien régime fiscal NHR a fermé aux nouveaux demandeurs en 2024, et son remplaçant est étroit, conçu pour la recherche et les postes à forte valeur ajoutée : un petit entrepreneur ordinaire doit donc prévoir les taux standard plutôt que de compter sur un régime spécial.

Mexique

Pour un Américain, le Mexique est le choix le plus simple : mêmes fuseaux horaires, une énorme communauté d’expatriés déjà en place et une société que l’on peut généralement détenir à 100 %. L’essentiel des petites lignes concerne les endroits où l’on peut acheter un bien immobilier, pas la possibilité de diriger l’entreprise.

Silhouette du quartier d'affaires de Mexico
Le quartier d’affaires de Mexico. Les mêmes fuseaux horaires qu’une bonne partie des États-Unis et une société que l’on peut généralement détenir à 100 %.

Comment détenir 100 %

Selon la loi mexicaine sur les investissements étrangers, la plupart des activités sont ouvertes à une détention étrangère à 100 % sans autorisation particulière. Une courte liste reste réservée à l’État ou aux ressortissants mexicains, et quelques activités, la vente de carburant au détail par exemple, sont plafonnées. La société standard, une SA de CV, exige au moins deux actionnaires.

Le seul vrai piège est la « zone restreinte » : à moins de 100 km d’une frontière ou de 50 km de la côte, une société ne peut pas détenir directement un bien immobilier résidentiel. Une fiducie bancaire, le fideicomiso, règle la question, et l’immobilier commercial n’est pas concerné.

Le visa de résidence

Les chefs d’entreprise entrent généralement avec un visa de résident temporaire, et il existe deux façons de s’y qualifier.

  • Solvabilité économique : c’est l’option abordable. Il faut justifier de 4 400 USD de revenus mensuels sur les six derniers mois, ou d’environ 74 700 USD d’épargne moyenne sur douze mois.
  • Investissement en capital : l’autre voie est un investissement direct dans une société mexicaine, qui atteint environ 300 000 USD en 2026.

Tous ces montants sont fixés en unités UMA mexicaines et réajustés chaque année, et les consulats varient de cinq à dix pour cent dans un sens ou dans l’autre : confirmez donc auprès de celui que vous utiliserez réellement. La résidence temporaire dure jusqu’à quatre ans et débouche sur la résidence permanente.

Coût et délais

Un forfait complet de création (notaire, numéro fiscal, registre des investissements étrangers) coûte généralement de 2 000 à 4 500 USD. Les formalités peuvent être bouclées en quelques semaines, mais l’ouverture d’un compte bancaire opérationnel et l’immatriculation fiscale allongent le délai réel à quatre à douze semaines.

Les capitaux étrangers doivent aussi être déclarés au registre national dans les 40 jours ouvrables suivant le démarrage.

Fiscalité

L’impôt sur les sociétés est un taux unique de 30 %, et les dividendes versés aux actionnaires non résidents subissent une retenue à la source de 10 %, qu’une convention peut réduire.

En tant que résident, vos revenus mondiaux sont imposés au Mexique : un propriétaire américain installé là-bas se retrouve donc dans deux systèmes mondiaux à la fois, et s’appuie sur la convention fiscale États-Unis-Mexique et sur les crédits d’impôt étranger pour ne pas payer deux fois.

Costa Rica

Le Costa Rica associe une création de société facile à un système fiscal territorial, une combinaison solide si une bonne part de vos revenus vient de l’extérieur du pays. C’est depuis des années un favori des petits entrepreneurs et des retraités américains, et les raisons tiennent toujours.

Bâtiment de la Direction de l'immigration du Costa Rica
La direction de l’immigration du Costa Rica. La voie Inversionista passe par des bureaux comme celui-ci : prévoyez du temps pour la paperasse.

Comment détenir 100 %

Il n’existe aucun plafond de détention étrangère, ni condition de nationalité ou de résidence pour les actionnaires ou les administrateurs d’une société standard.

Une réforme de 2025 a supprimé l’ancienne obligation de conserver un agent légal résident lorsque tous les représentants vivent à l’étranger, en la remplaçant par une adresse e-mail officielle obligatoire déposée au registre. Les entreprises ordinaires ne se heurtent à aucun mur sectoriel ; seules les activités soumises à licence, comme l’assurance, ont leurs propres règles.

Le visa de résidence

La voie entrepreneur est la catégorie Inversionista, qui exige un investissement qualifiant d’au moins 150 000 USD dans une entreprise, un bien immobilier ou un projet productif. Elle débouche à terme sur la résidence permanente.

Comme pour la plupart des visas investisseur, structurez le projet de façon à diriger réellement votre propre société, plutôt que de supposer que le visa vous donne à lui seul un droit de travailler sans limite.

Coût et délais

La création et la mise en place de la première année coûtent généralement de 2 000 à 5 000 USD, notaire, immatriculation fiscale et conformité de base compris.

Depuis que le registre est numérique, le dépôt peut prendre environ une semaine, et la pleine capacité opérationnelle (numéro fiscal, compte bancaire) se situe plutôt entre une et six semaines.

Fiscalité

L’impôt sur les sociétés est progressif selon le revenu brut, plafonne près de 30 % pour les grandes entreprises et reste bien plus bas pour les petites. L’atout majeur est le système territorial : les revenus gagnés hors du pays n’y sont en général pas imposés. Si vos clients sont à l’étranger, cela peut peser lourd, même si cela ne change rien à votre déclaration américaine.

Panama

Le Panama est l’option aux airs d’offshore :

  • imposition territoriale
  • le dollar américain comme monnaie légale
  • une création de société vraiment rapide.

Partez simplement en connaissant deux choses. Le commerce de détail est fermé aux étrangers, et un agent local agréé est une ligne permanente de votre budget.

Comment détenir 100 %

Un Américain peut détenir 100 % d’une société panaméenne sans partenaire local. Deux contraintes ressortent. Chaque société doit conserver un agent résident, un avocat agréé au Panama, ce qui représente un coût récurrent, et le commerce de détail est réservé par la Constitution aux ressortissants panaméens, tout comme environ 55 professions.

Si vous travaillez dans les services, le conseil ou le commerce de gros plutôt qu’en boutique, vous n’êtes pas concerné.

Le visa de résidence

Deux voies conviennent.

  • Le visa Friendly Nations, qui exige un contrat de travail avec permis, un bien immobilier panaméen titré, ou un dépôt à terme de 200 000 USD placé trois ans dans une banque locale.
  • Le visa Qualified Investor est la voie plus rapide et plus chère ; son volet immobilier démarre à 300 000 USD jusqu’au 15 octobre 2026, après quoi le plancher passe à 500 000 USD.

Si vous vous installez précisément pour diriger votre propre entreprise locale, la voie Friendly Nations via cette entreprise est généralement la plus naturelle.

Coût et délais

Un forfait de création standard, agent résident et siège social inclus, revient à environ 1 200 à 2 000 USD la première année, la constitution elle-même étant souvent bouclée en une semaine environ. La relation avec l’agent résident est un coût annuel, pas une dépense unique.

Fiscalité

L’impôt sur les sociétés est un taux unique de 25 % sur les revenus de source panaméenne, avec un calcul minimum alternatif pour les grandes entreprises. Le Panama étant territorial, les revenus de source étrangère n’y sont pas imposés du tout. Une entreprise panaméenne qui sert des clients à l’étranger peut finir par payer très peu sur place, ce qui, encore une fois, est une tout autre question que ce que vous devez encore aux États-Unis.

Le taux d’imposition de votre société n’est pas le vôtre

C’est la plus grande confusion de tout le sujet. L’impôt que paie votre société et celui que vous payez personnellement sont deux factures différentes, régies par deux règles différentes.

Votre société paie l’impôt sur les sociétés là où elle est immatriculée et exerce. Vous payez l’impôt sur le revenu là où vous êtes résident fiscal, c’est-à-dire en général là où vous passez plus de 183 jours par an environ ou où se trouve votre foyer principal. Immatriculer une société dans un Panama peu taxé ne change rien à votre facture fiscale personnelle si vous vivez, et donc résidez fiscalement, ailleurs.

  • Les pays territoriaux (Costa Rica, Panama et la particularité thaïlandaise des sommes rapatriées) peuvent réellement réduire votre impôt local sur les revenus étrangers.
  • Les pays à imposition mondiale (Portugal, Mexique) taxent vos revenus mondiaux dès que vous y êtes résident.

Cartographiez les deux niveaux avant de choisir, car le volet personnel pèse généralement plus lourd sur votre portefeuille que le taux d’impôt sur les sociétés.

Ce que les Américains doivent gérer en plus

Un passeport américain change l’équation, car les États-Unis imposent leurs citoyens sur leurs revenus mondiaux, où qu’ils vivent ou immatriculent leur société. Si vous détenez en plus une société étrangère, vous héritez d’obligations déclaratives supplémentaires, assorties de lourdes pénalités en cas d’erreur. C’est le volet que tous les guides concurrents passent discrètement sous silence ; en voici la version courte.

  • Formulaire 5471. Si vous détenez 10 % ou plus d’une société étrangère, vous devez presque certainement déposer cette déclaration d’information avec vos impôts américains. En cas d’oubli, la pénalité démarre à 10 000 USD par formulaire et par an.
  • Règles CFC et GILTI. Une société étrangère contrôlée par des actionnaires américains est une « controlled foreign corporation », et ses bénéfices peuvent vous être imposés aux États-Unis même si vous n’en retirez pas un centime. C’est ce qui annule discrètement l’avantage d’un faible taux d’impôt local sur les sociétés.
  • FBAR et FATCA. Des comptes bancaires étrangers dépassant 10 000 USD au total déclenchent un FBAR (FinCEN Form 114), et des actifs financiers étrangers plus importants ajoutent le formulaire 8938. Il ne s’agit que de déclarations, mais les pénalités en cas d’oubli sont sévères.

Rien de tout cela ne fait de l’expatriation une mauvaise idée ; des millions d’Américains dirigent des entreprises à l’étranger sans drame. Cela signifie simplement qu’il faut engager un comptable spécialisé dans le transfrontalier dès le premier jour, pas la troisième année. Pour les bases, commencez par nos guides sur la déclaration des impôts américains pour un expatrié américain et sur le fonctionnement de l’impôt pour les citoyens américains vivant à l’étranger.

Erreurs courantes à éviter

  • Recourir à un prête-nom pour simuler une détention locale. Dans les pays qui plafonnent la détention étrangère, certains agents vous proposent un « nominee » local qui détient les parts sur le papier. C’est un piège juridique et financier, et la Thaïlande le poursuit activement. Passez plutôt par une vraie voie comme le BOI.
  • Supposer que le visa vous autorise à travailler dans votre propre société. Détenir une société et avoir le droit d’y travailler sont des autorisations distinctes dans plusieurs de ces pays. Vérifiez que votre visa précis autorise un rôle actif.
  • Faire confiance à un « agent de création » sans licence. Les officines à bas prix rognent sur la conformité, et vous en héritez ensuite. Passez par un cabinet local agréé, surtout là où un agent résident ou un avocat est légalement exigé.
  • Sous-estimer l’étape bancaire. La création de la société est souvent la partie rapide ; ouvrir un compte professionnel local en tant qu’étranger est fréquemment la partie lente et exaspérante. Prévoyez-la.

Questions fréquentes

Quel pays est le plus simple pour qu’un Américain détienne une entreprise et obtienne la résidence ?

Pour la simplicité et la familiarité, le Mexique et le Costa Rica offrent les atterrissages les plus doux : la détention à 100 % est la règle, les seuils d’investissement sont modérés et de grandes communautés américaines y sont déjà installées. Le Panama suit de près si vous êtes à l’aise avec une activité de services ou de gros plutôt qu’un commerce de détail.

Puis-je simplement immatriculer une société à l’étranger sans m’y installer ?

Vous pouvez en immatriculer une, bien sûr, mais cela ne vous donnera pas la résidence. Les visas de ce guide attendent une vraie activité et, dans la plupart des cas, que vous viviez réellement sur place une bonne partie de l’année. Une société de papier dont le propriétaire ne se montre jamais est exactement ce que ces programmes cherchent à écarter.

Détenir une société étrangère réduit-il mes impôts américains ?

En général pas à lui seul. En tant que citoyen américain, vous êtes imposé sur vos revenus mondiaux, et les règles sur les sociétés étrangères contrôlées peuvent vous imputer les bénéfices de votre société même si vous les laissez dans l’entreprise. Un faible taux d’impôt local aide la société, pas automatiquement vous. Parlez à un comptable spécialisé dans le transfrontalier avant de présumer une économie.

Ai-je besoin d’un partenaire local pour détenir une entreprise dans ces pays ?

Dans quatre des cinq, non. Le Portugal, le Mexique, le Costa Rica et le Panama autorisent tous par défaut la détention étrangère à 100 % pour les entreprises ordinaires. La Thaïlande fait exception : il faut généralement une promotion du BOI (ou une activité non restreinte) pour détenir l’ensemble.

Advertisement

Sources citées

Saran
Saran Lhawpongwad est né à Bangkok. Il aime partager les enseignements qu’il tire de sa vie et de son expérience d’entrepreneur en Thaïlande. Lorsqu’il n’est pas à son bureau, il profite du plein air et explore le monde en famille. Vous pouvez le contacter sur LinkedIn.
Sponsored
Questions About This Article?
Please post them in our Reddit community at /r/expatden.