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Un tour d’horizon réaliste, fondé sur l’expérience, du coût de la vie en Grèce : loyer, alimentation, santé, transports, visas et style de vie pour les expatriés, les nomades numériques et les familles.
La Grèce est une destination très prisée des nomades numériques comme des familles qui cherchent une base abordable dans le sud de l’Europe.
Avant de rêver de criques ensoleillées et de maisons blanches aux volets bleus, un petit avertissement : la Grèce n’est pas celle des films. Les îles peuvent être magnifiques, mais elles sont aussi chères, et même si le soleil y est plus généreux que chez la plupart de nos voisins européens, il y a bien quatre saisons et un hiver doux dans le nord et sur le continent. Le choix de votre destination et de vos raisons de vous y installer pèsera donc sur votre budget comme sur vos attentes.
Née en Grèce, j’y suis revenue après la pandémie de Covid. Je connais donc les coulisses du pays et je sais, pour l’avoir vécu, ce que c’est de rentrer après des années à l’étranger et de devoir régler sa résidence, ouvrir des comptes bancaires et immatriculer une entreprise.
Dans ce guide, je détaille à quoi vous attendre côté coût de la vie en Grèce, à partir de mon expérience dans plusieurs villes du continent et sur plusieurs îles. Je m’appuie aussi sur le vécu d’amis et d’expatriés qui se sont installés en Grèce ces dernières années, avec ou sans famille.
Contents
- Points clés
- Aperçu du coût de la vie en Grèce
- Se loger en Grèce
- Les factures essentielles
- Se nourrir et boire
- Santé
- Soins personnels
- Transports
- Voyages
- Loisirs
- Éducation
- Frais de scolarité des enfants
- Aspects juridiques
- Visa de nomade numérique grec : règle de revenus et frais
- Seuils du Golden Visa grec en 2026
- Impact du style de vie sur le coût de la vie
- Le coût de la vie en Grèce sur une année
- Questions fréquentes sur le coût de la vie en Grèce
- Sources citées
Points clés
- Le coût de la vie en Grèce varie énormément selon le lieu : les villes du continent et les îles moins connues sont bien moins chères qu’Athènes, Mykonos ou Santorin.
- Un expatrié seul peut vivre confortablement à partir d’environ 1 100 € par mois, mais avec voyages et vie sociale, un budget réaliste se situe plutôt entre 2 000 et 3 000 € par mois.
- Le logement est le poste le plus variable, et les locations sur les îles sont très saisonnières : on vous propose souvent des baux d’hiver uniquement, ou des loyers à l’année plus élevés.
- Les charges ne sont généralement pas comprises dans le loyer, et le chauffage peut coûter étonnamment cher en hiver, surtout dans les immeubles anciens et mal isolés.
- La qualité des produits est excellente, mais les prix en supermarché figurent parmi les plus élevés d’Europe : marchés locaux et bouchers sont la clé pour garder les dépenses sous contrôle.
- La santé publique est abordable et accessible, mais beaucoup d’expatriés choisissent une assurance privée, qui coûte en général entre 40 et 60 € par mois.
- Les transports peuvent coûter très peu si vous marchez et prenez les transports en commun, mais une voiture ou des voyages fréquents font vite grimper les dépenses mensuelles.
- Les visas comme le visa de nomade numérique et le visa FIP entraînent des frais initiaux et récurrents à intégrer dans votre budget de première année.
- Pour la plupart des nouveaux arrivants, prévoir au moins 20 000 € pour la première année constitue un point de départ réaliste et serein.
Aperçu du coût de la vie en Grèce
Comme dans la plupart des pays très touristiques, il existe un grand écart entre les prix pratiqués pour les touristes et les dépenses du quotidien quand on vit en Grèce.
Je m’efforcerai de partager des chiffres et des expériences tirés de la vie réelle, même si le contexte peut beaucoup varier. Premier sujet : le lieu de vie.
On peut répartir la Grèce en quatre catégories :
- Continent
- Îles
- Continent cher
- Îles chères
Pour ne pas compliquer les choses, je vous suggère de faire la distinction à partir de ce que vous savez déjà de la Grèce. La plupart des gens connaissent par exemple Athènes, Mykonos et Santorin, qui entrent dans les catégories continent cher et îles chères.
À l’inverse, certaines villes passent sous le radar et sont peu connues des visiteurs, comme Kalamata dans le Péloponnèse ou Kavala dans le nord. Côté îles, Lesbos et Lemnos sont de grandes îles moins connues, habitées toute l’année, tandis que la Crète et Rhodes sont plus touristiques.
Le lieu que vous choisissez influe fortement sur la saisonnalité des prix et sur les difficultés que vous pourriez rencontrer.
Par exemple, se chauffer l’hiver sur une île revient assez cher. De même, à cause de la pénurie de logements sur les îles, certains propriétaires ne louent que pour les mois d’hiver : vous ne gardez donc pas un loyer identique toute l’année.
Les prix continuent de grimper, mais le rythme a ralenti. En Grèce, l’inflation annuelle atteignait 3,4 % en juillet 2026, selon l’ELSTAT, l’autorité statistique nationale. Sur la mesure harmonisée de l’UE, elle s’établissait à 2,7 %.
La pression n’est cependant pas uniforme. Le logement a le plus pesé, avec +8,8 % sur un an, dont +6,8 % pour les loyers et un bond de 53,2 % pour le fioul de chauffage. Les transports ont progressé de 7,4 %, surtout à cause du gazole et des billets d’avion. Les repas au restaurant ont augmenté de 6,4 %.
Quelques postes ont évolué dans l’autre sens : l’électricité a baissé de 2,8 % et l’huile d’olive de 21,7 %, après deux années de récoltes difficiles.
Le tableau suivant donne un aperçu approximatif des dépenses mensuelles à prévoir.
| Loyer | 500 à 1 500 € | Villes du continent en bas de fourchette. Athènes et les îles prisées pour les grandes maisons en haut de fourchette. |
| Chauffage | 40 à 200 € | Dépend fortement du type de chauffage. |
| Eau | 5 à 10 € | Généralement facturée chaque trimestre. |
| Internet | 30 à 50 € | Un engagement d’un an minimum est courant. |
| Téléphone mobile | 10 à 40 € | Carte prépayée en bas de fourchette, data illimitée en haut. |
| Courses alimentaires | 300 à 400 € | Un mélange de supermarché et de marché local. |
| Café et boissons | 50 à 150 € par mois | Pour un café à emporter par jour et des verres entre amis une fois par semaine. |
| Transports | 20 à 100 € | À pied, bus et taxis ; la voiture coûte plus |
| Assurance santé | 0 à 60 €+ | Public seul ou couverture privée |
| Salle de sport | 20 à 60 € par mois | Mieux vaut profiter des offres annuelles. |
| Soins personnels | 30 à 70 € | Coiffeur, soins de beauté et dentiste, lissés sur un coût mensuel |
| Loisirs et voyages | 50 à 300 €+ par mois | Musées, courts séjours et vacances sur les îles |
| Total | 1 100 à 3 000 € par mois | Seul, vous pouvez vivre confortablement en bas de fourchette, mais comptez au moins 2 000 à 3 000 € si vous voulez voyager. |
Dans les groupes d’expatriés consacrés à l’installation en Grèce, on revient sans cesse sur le même piège : les propriétaires insulaires proposent souvent uniquement des baux au tarif d’hiver, puis augmentent le loyer (ou vous demandent de partir) pour la saison touristique. Un vrai point de chute à l’année sur une île peut donc coûter bien plus cher que les chiffres du continent ne le laissent penser.
Se loger en Grèce
Se loger en Grèce peut être très différent de ce à quoi vous êtes habitué : bâtiments anciens, appartements non meublés et factures de charges séparées.
Comment fonctionne le logement
Comme dans la plupart des pays de l’UE, la Grèce connaît une pénurie de logements dans les grandes villes, ce qui fait monter les prix. Quand on arrive, mieux vaut passer par une agence, ou au moins en contacter quelques-unes tout en parcourant les annonces en ligne. Les sites les plus utilisés sont Spitogatos et XE.
Dans les quartiers centraux des grandes villes, on trouve surtout des logements de une ou deux chambres. Pour les Américains, la taille des salles de bain pose souvent problème, ou fait partie du charme. La plupart des logements se louent non meublés, même si l’on trouve aussi des offres meublées plus chères. Attendez-vous à davantage d’appartements dans ou près des villes et à des maisons individuelles en banlieue.

Dans les deux cas, ils sont généralement loués sans électroménager, même si certains logements plus récents ont un four ou un réfrigérateur.
Les villes grecques ont souvent des rues étroites et encombrées où se garer est un problème : le parking n’est donc presque jamais inclus dans le bail.
Autre point à surveiller : le montant des « koinochrista », les charges d’immeuble facturées chaque mois pour l’électricité, l’eau, le ménage et l’ascenseur des parties communes. Elles varient selon l’étage et la taille de l’appartement.
Si vous passez par un agent immobilier, vous devez aussi payer un mois de loyer de commission et, parfois, un mois supplémentaire d’avance au propriétaire comme dépôt de garantie.
Dernier point à noter : la colocation est moins répandue pour des raisons fiscales (un sujet bien compliqué), même si la crise économique a fait évoluer les mentalités. Si vous envisagez une colocation, mieux vaut s’y prendre à l’avance, car elle est surtout courante dans les quartiers étudiants comme à Athènes.
Louer à Athènes
Louer à Athènes est sans doute très différent de louer dans n’importe quelle autre ville de Grèce. C’est là que vous aurez le plus de choix, mais aussi les prix les plus élevés. Si vous aimez la vie urbaine et voulez rester à moins d’une demi-heure de métro du centre, les quartiers les plus prisés sont Koukaki, Pangrati et Kolonaki.
Il existe aussi des quartiers haut de gamme en bord de mer, comme Glyfada et Vouliagmeni, et d’autres plus au nord en banlieue, comme Marousi et Chalandri. Le prix moyen d’un petit une-pièce à Athènes dépasse 500 € par mois, tandis que pour des logements corrects, il faut plutôt compter 800 à 1 200 €.
Mon principal conseil : prenez le temps de contacter des gens, de repérer les quartiers et d’attendre la bonne occasion. Venir après la saison estivale est aussi le meilleur moment pour dénicher de bonnes affaires.
Louer à Thessalonique
Thessalonique est la deuxième ville de Grèce et l’un des plus grands pôles étudiants du pays, grâce à l’université Aristote. Beaucoup de retraités y vivent aussi.
Cela tire la demande et les prix vers le haut, et la plupart des immeubles du centre et de ses abords datent d’environ 1970. Les loyers y sont toutefois un peu moins chers, et la ville est compacte, avec un accès facile à la mer, que vous habitiez près du centre ou non.
Quand je vivais à Thessalonique, je payais 350 € pour un appartement de 60 m² au troisième étage d’un immeuble ancien sans ascenseur, avec une seule climatisation pour se chauffer.
Près du quartier de Kalamaria, je payais 630 € pour une maison beaucoup plus grande (et tout aussi ancienne) de 120 m², avec trois chambres et un grand salon. Les charges d’immeuble n’étaient que de 10 € par mois pour le premier logement, contre environ 25 € pour le second.
Louer sur les îles et dans les petites villes
Après avoir vécu à Athènes, à Thessalonique et sur quelques îles grecques, je classerais les îles dans la catégorie risque élevé, gain élevé. Les grandes îles dont l’économie ne repose pas uniquement sur le tourisme, comme la Crète, offrent en général plus de logements, mais la demande explose dès l’arrivée des travailleurs saisonniers et des touristes.
Il faut donc souvent conclure un arrangement particulier avec le propriétaire pour garder son appartement toute l’année.

À titre d’exemple, un minuscule appartement loué 300 € à Réthymnon se loue 40 à 80 € la nuit en haute saison, de juin à fin septembre. Même en supposant qu’il ne soit pas réservé tous les jours, cela représente largement plus de 1 000 € par mois pour un tout petit logement.
Les propriétaires sont donc incités à proposer des baux de septembre à juin et à garder le bien disponible pour la location de courte durée en été.
Appartements meublés via Airbnb
Beaucoup d’expatriés et de nouveaux arrivants commencent par regarder les annonces Airbnb et réservent quelque chose pour une courte durée, le temps de prendre leurs marques. Ce n’est pas une mauvaise stratégie (j’ai fait pareil au début), mais les prix sont nettement gonflés. À Thessalonique, par exemple, un mois près du centre via Airbnb démarre à 800 €, et la plupart des offres tournent plutôt autour de 1 200 € par mois pour un petit studio de 30 m². Si vous ne comptez rester que trois à six mois dans le pays, cette solution peut très bien convenir. Vous pouvez visiter plusieurs biens, puis discuter directement d’un prix raisonnable avec le propriétaire, ce qui vous épargne papiers et démarches fiscales par rapport à une location longue durée. Le logement est en plus meublé, donc pas de dépenses supplémentaires.
Prix de l’immobilier
Bien sûr, vous pouvez aussi acheter plutôt que louer. C’est un bon choix si vous comptez rester longtemps ou si vous envisagez un investissement locatif près d’une zone touristique. Le prix moyen d’un appartement ordinaire de 60 m² dans un quartier non premium en Grèce dépasse 150 000 €, et il faut parfois prévoir des travaux.
Ce n’est pas une option pour tout le monde, en raison des obligations fiscales, de la bureaucratie ou de préférences personnelles. Acheter un bien comme investissement futur, surtout sur une île grecque, peut toutefois être une belle opportunité et reste bien moins cher que dans beaucoup d’autres pays.
Si vous êtes américain ou ressortissant d’un pays hors UE, vous pouvez séjourner dans le pays 90 jours sur toute période de 180 jours : si la location du bien le reste de l’année ne vous gêne pas, cette approche peut bien fonctionner.
Il existe par ailleurs plusieurs avantages fiscaux pour les nomades numériques, ainsi que le célèbre programme du Golden Visa, qui exige une valeur immobilière minimale de 400 000 € dans la plupart des régions de Grèce et de 800 000 € à Athènes, Thessalonique, Mykonos, Santorin et sur les plus grandes îles.
Les extras
On oublie toujours de petites choses dans l’installation de base, comme les services de streaming et la télévision par câble. Je ne suis pas une grande fan de la télévision grecque, mais les principales chaînes sont accessibles sur tous les appareils. N’espérez pas y trouver beaucoup de programmes en anglais. Un service de streaming sera sans doute plus adapté. Parmi les options grecques à considérer, on trouve ERTFLIX et Vodafone TV, qui donnent accès à des séries et films populaires.
VPN
Je n’ai jamais eu vraiment besoin d’un VPN, même en voyageant entre la Nouvelle-Zélande et la Grèce, mais certains de mes amis américains en utilisent un pour accéder à des abonnements ou à des sites administratifs. Si vous travaillez depuis des cafés ou des espaces de coworking, cette couche de sécurité supplémentaire peut valoir le coup.
Lessive
Pour la lessive, il vous faudra un lave-linge et un sèche-linge. Ce dernier est moins courant dans les logements grecs, mais on peut en trouver dans un appartement meublé. Le linge sèche à l’ancienne, sur des fils tendus sur les balcons.
Les machines à laver collectives sont également rares dans les immeubles, mais certains quartiers touristiques ont des laveries où l’on achète des jetons pour laver son linge.

Femmes de ménage
Avoir quelqu’un qui vient faire le ménage de temps en temps est un vrai soulagement, surtout si vous vivez en famille ou voulez éviter les grands nettoyages de printemps.
Trouver une femme de ménage en Grèce est assez facile, même si les zones touristiques remplies d’Airbnb et d’hôtels peuvent accroître la concurrence. On attend aussi souvent de vous un rythme à peu près régulier, par exemple toutes les deux semaines ou chaque semaine un jour fixe, pour être sûr qu’elles soient disponibles.
Ces dernières années, de nombreuses plateformes permettent de réserver des personnes évaluées, vérifiées et testées, comme Douleutauras, mais le bouche-à-oreille fonctionne aussi.
Comptez 13 € de l’heure pour un grand ménage via les plateformes dans les grandes villes comme Athènes. Vous pouvez aussi demander le repassage en supplément.
En général, 8 à 10 € de l’heure est le tarif habituel pour un ménage régulier.
Nounous
Autre service auquel on ne pense pas tout de suite : la garde d’enfants, avec les nounous et les baby-sitters. Ici, je m’appuie sur les témoignages d’amis et de proches qui ont fait appel à des nounous, soit brièvement pendant leurs vacances en Grèce, soit sur une période moyenne en y vivant.
Il y a moins de demande (et moins de culture) pour les employées de maison à plein temps logées sur place, mais c’est à Athènes que vous aurez le plus de choix. Une nounou de journée sur des horaires de travail classiques coûte en moyenne 400 à 800 € par mois, un montant bien plus élevé en passant par une agence ou pour une nounou ayant des compétences linguistiques ou des qualifications professionnelles précises.
En règle générale, j’ai vu des tarifs de plus de 18 € de l’heure, pouvant monter jusqu’à 25 €, selon l’âge de l’enfant et les besoins.
Les factures essentielles
Chaque pays gère les factures un peu différemment, et en Grèce, la plupart des dépenses ne sont pas comprises dans le loyer mensuel. Voici à quoi vous attendre.
Électricité
Le principal fournisseur d’électricité du pays est ΔΕΗ (DEI), mais il y en a beaucoup d’autres. Le chauffage déroute beaucoup de monde, car les bâtiments grecs utilisent plusieurs systèmes, et il fait beaucoup plus froid dans certaines villes qu’on ne l’imagine.
Par exemple, le nord de la Grèce affiche en moyenne 12 °C (55 °F) pendant les mois d’hiver les plus froids. Sans isolation, ces quelques nuits plus froides et venteuses paraissent pourtant glaciales.
La plupart des logements anciens sont chauffés avec des climatisations réversibles, ce qui paraît idéal jusqu’à ce que la facture d’électricité dépasse 200 € par mois en cas d’usage continu.
À titre indicatif, mon petit appartement chauffé uniquement par la clim générait en moyenne environ 60 € de factures sur l’année pour deux personnes à l’usage très mesuré, soit 40 € en été et 80 à 100 € en hiver. Mais certains amis ont des factures plutôt proches de 200 à 300 € par mois, parce qu’ils étaient davantage à la maison ou devaient chauffer pour les enfants.
Vous verrez peut-être aussi mentionné le chauffage central (kentriki thermansi). Cela signifie que tout l’immeuble est relié à un système de chauffage central qui alimente les radiateurs, avec des plages horaires fixes (en général quelques heures tôt le matin, puis quelques heures le soir). Si vous avez des horaires atypiques ou passez beaucoup de temps dehors, cela peut ne pas vous convenir.
Les appartements plus récents, notamment à Athènes et à Thessalonique, fonctionnent au fisiko aerio (gaz naturel) avec des chaudières individuelles. C’est généralement l’option la plus efficace et la plus économique, mais le gaz naturel n’est pas disponible partout. Renseignez-vous sur le type de chauffage de l’appartement ou de la maison avant de vous décider.
Eau
Les factures d’eau sont généralement les moins compliquées et les moins coûteuses. Elles sont parfois (mais rarement) comprises dans le loyer. Durant la première année de location, elles arrivent souvent en retard, parfois au bout de six mois environ, puis une fois tous les trois mois.
En général, je n’ai jamais dépensé plus de 5 à 10 € par mois pour l’eau.
Internet
La Grèce n’est pas connue pour ses connexions ultrarapides, mais vous vous débrouillerez très bien. Dans un appartement de type résidence services, internet est généralement fiable et inclus dans le prix. Si vous devez souscrire vous-même un forfait haut débit, vous signerez un contrat avec l’un des principaux opérateurs, comme Vodafone ou Cosmote.
Notez qu’il faut généralement s’engager pour au moins un an selon l’offre, et que les tarifs courants vont de 30 à 50 € (ou plus) par mois.
Forfaits mobiles
Impossible de se passer d’une carte SIM grecque quand on vit en Grèce. Vous en aurez besoin pour appeler des entreprises ou même pour quelque chose d’aussi simple que confirmer votre taxi ou une livraison. Les forfaits prépayés sont généralement très peu chers. Vous pouvez être équipé pour moins de 10 € par mois avec appels illimités et un peu de data, mais si vous voulez de la data illimitée pour partager la connexion et travailler, comptez plutôt 30 à 40 € par mois. Le prix exact dépend de la durée d’engagement et de l’offre choisie.
Certains de mes amis expatriés en Grèce ont aussi opté pour l’offre Cosmote NEO, une formule prépayée que l’on peut recharger, suspendre ou résilier à tout moment. Je l’ai utilisée moi aussi durant ma première année de retour en Grèce, quand je ne savais pas encore combien de temps j’allais rester.
Si vous voulez un forfait combiné (mobile, internet à domicile et ligne fixe, parfois obligatoire), les tarifs sont généralement plus avantageux.
Se nourrir et boire
Après le loyer, l’alimentation sera votre plus gros poste de dépenses en Grèce. Je suis peut-être partiale, mais la Grèce offre une des meilleures et des plus saines cuisines, fidèle au régime méditerranéen. Si vous êtes végétalien ou végétarien, vous trouverez aussi beaucoup de choix au restaurant, surtout autour des fêtes religieuses, quand beaucoup de gens s’abstiennent de viande et de produits laitiers.
Manger au restaurant
Ces quatre dernières années, mes dépenses de restaurant en Grèce ont tourné autour de 200 à 300 €, selon la fréquence. Un petit-déjeuner économique à la boulangerie peut descendre à 5 € pour un café et quelques viennoiseries, mais un brunch assis coûte plutôt 10 à 15 €.
De même, manger dans les tavernes et restaurants locaux revient à 10 € par personne en grand groupe d’amis, ou à 20 € par personne à deux. En haut de gamme, de nombreux restaurants gastronomiques ou de cuisine fusion grecque, dans les grandes villes, proposent des assiettes plus originales pour environ 80 à 100 € à deux avec les boissons.
Sur les îles, attendez-vous à des prix plus élevés dans les zones touristiques en été : jusqu’à 30 à 40 % de plus.

Les chaînes de fast-food comme McDonald’s et KFC existent, mais elles ne sont pas très populaires. Comptez 15 à 20 € pour un menu burger. Le street food local, gyros ou souvlaki (proche du kebab), coûte environ 5 € pour une pita garnie de viande, de pommes de terre et de sauce.
Les Grecs mangent volontiers au restaurant et préfèrent souvent partager les plats (façon tapas) : on commande tout pour la table, puis on partage l’addition selon le nombre de convives. Vous goûtez ainsi un peu de tout, et c’est aussi plus économique.
Si vous dînez entre amis, attendez-vous à un système de rotation : l’un propose de payer, et vous réglez l’addition la fois suivante.
Diviser l’addition au centime près selon ce que chacun a commandé ou compter les plats un à un est jugé impoli, d’autant que beaucoup de Grecs gagnent moins de 1 000 € par mois : gardez-le en tête quand vous rencontrez des locaux.
Courses alimentaires
Ces dernières années, la Grèce compte parmi les pays d’Europe aux prix de supermarché les plus élevés, mais cela reste avantageux si l’on considère la qualité des produits frais.
Une bonne astuce consiste à acheter les produits ménagers (produits d’entretien, épicerie) au supermarché, mais le fromage, la viande et les légumes directement auprès de producteurs locaux. Il existe de nombreuses chaînes de supermarchés internationales et grecques, entrée de gamme comme plus haut de gamme. Côté petits prix, vous avez Masoutis dans le nord de la Grèce, ainsi que Sklavenitis, My Market ou Galaxias en Grèce centrale. Pour des courses plus haut de gamme avec davantage de produits internationaux, direction AB Vassilopoulos.
Chaque quartier a un marché de producteurs hebdomadaire, appelé laiki, où l’on achète poisson, fromage et produits frais. Je dépense en général environ 350 € par mois au supermarché pour deux personnes, en alternant jours viande, légumes et poisson, produits d’entretien compris.
Un litre de lait coûte environ 1 à 2 €, et une miche de pain à la boulangerie environ 1 à 3 €. Un kilo de tomates revient à environ 2 €.
Pour le fromage, comptez environ 12 € le kilo pour la feta (un incontournable grec), et le poulet et le bœuf tournent autour de 10 à 12 € le kilo. Pour le plus grand choix de morceaux, mieux vaut aller chez le boucher, où l’on peut demander de l’agneau ou de la chèvre.
Une astuce très répandue : faire ses grosses courses de riz, de produits ménagers et d’autres denrées non périssables chez Lidl (une chaîne de supermarchés discount allemande) et acheter les légumes du quotidien sur les marchés de producteurs.
Gardez à l’esprit que certains produits internationaux ou spécialités sont difficiles à trouver dans les petites villes ou sur les îles, mais les vendeurs en ligne se sont beaucoup développés ces dernières années, et vous pouvez toujours vous les faire livrer.
Un coût supplémentaire à connaître si vous commandez sur Temu, Shein ou AliExpress : depuis juillet 2026, l’UE applique des droits de douane temporaires de 3 € par article sur les commandes allant jusqu’à 150 € expédiées depuis l’extérieur de l’UE. Ces droits sont facturés au vendeur plutôt qu’à vous, mais la plupart des plateformes les répercutent : vous les verrez donc généralement dans le total de votre commande ou les paierez à la livraison. La mesure court jusqu’en juillet 2028 et s’applique par type de produit : un colis contenant une chemise et une montre supporte donc 6 € au lieu de 3 €.
Café
Grande buveuse de café, il me faut au moins quelques tasses par jour : en Grèce, le café est incontournable. Il fait aussi partie intégrante de la culture, et il faut s’attendre à être invité à de longues pauses café.
Un café à emporter coûte 1 à 2 €, tandis qu’un café assis dans un salon de café revient plutôt à 4 à 5 €. Starbucks est présent dans quelques villes mais moins populaire qu’on ne le croit, et sert surtout de lieu d’étude aux étudiants ; une boisson spéciale y coûte les 5 à 7 € habituels.
Autre particularité du café : la culture du café glacé. Ici, on boit du freddo espresso ou du freddo cappuccino (espresso sur glace, légèrement mixé), très corsé et que l’on sirote pendant une demi-heure ou plus.
Essayez aussi le frappé, un café instantané très fort préparé de la même manière (avec du sucre selon les goûts) et rempli de glaçons pour tenir des heures. Le boire trop vite peut vous envoyer directement aux toilettes : vous êtes prévenu.
Bière et spiritueux
L’alcool fait pleinement partie de la culture grecque, et vous trouverez de nombreuses bières artisanales locales et internationales. Une canette de bière locale au supermarché coûte moins de 2 €, alors qu’il faut compter 4 à 5 € au restaurant.
Les Grecs produisent aussi beaucoup de spiritueux comme le raki, le tsipouro et l’ouzo. Trouver un producteur local est idéal. Vous pouvez aussi passer dans un ouzeri, où l’on achète une petite carafe d’ouzo à partager, accompagnée de petits mezedes (proches des tapas).
En règle générale, les Grecs boivent en mangeant : on attend de vous que vous preniez votre temps et que vous profitiez de la nourriture et de la compagnie plutôt que d’avaler de grandes quantités.
Vin
Si vous aimez le vin, la Grèce vous récompensera avec de nombreux cépages locaux intéressants. Vous pouvez aussi visiter les dizaines de domaines viticoles du pays. Une bouteille de vin au supermarché coûte de 3 à 10 € selon la qualité, tandis qu’un verre au restaurant revient à 3 à 5 € et une bonne bouteille à 25 à 30 €.
Santé
Être couvert en cas d’urgence est très important : voici ce qu’il faut savoir sur l’assurance santé, les séjours à l’hôpital et les autres questions médicales.
Assurance santé
L’assurance santé en Grèce dépend de votre statut de visiteur ou de résident fiscal. Si vous travaillez en Grèce, vous êtes couvert par le système public pour toutes les urgences à l’hôpital. Même en tant que touriste, si vous avez un accident et que vous avez besoin de points de suture ou d’une consultation, vous pouvez vous rendre dans les hôpitaux publics.
Même si certains rendez-vous chez des médecins spécialistes subissent des retards, le système de santé grec est considéré comme très bon.
Une consultation classique chez le médecin pour un bilan ou le renouvellement d’une ordonnance coûte environ 40 à 60 € sans assurance, et un soin plus spécialisé, comme l’électromyogramme que j’ai dû passer récemment, a coûté 150 € chez un médecin privé.
Même si la santé publique est bonne pour les soins courants et certaines urgences, la plupart des expatriés et quelques Grecs optent pour une assurance santé privée. Je fais partie de ceux qui ont souscrit une couverture complémentaire auprès d’un assureur privé, que je trouve très abordable comparée à d’autres pays. Mon ancienne cotisation était de 45 € par mois, mais elle varie selon votre état de santé, votre âge et le type de couverture souhaité.
Toute assurance privée a aussi ses contreparties en matière de médecins et d’hôpitaux. Pour que les soins soient pris en charge, il faut généralement consulter des médecins agréés. À titre de repère, mon contrat comportait une participation de 10 % sur tous les examens médicaux, soit 5 à 10 € pour un bilan complet par an, et des frais de 10 € par consultation.
Il vous faudra comparer ce coût mensuel au coût occasionnel de 50 à 60 € d’une consultation payée de votre poche.
En savoir plus : Assurance santé en Grèce : ce qu’il faut savoir en tant qu’expatrié
Séjours à l’hôpital
Les coûts varient aussi beaucoup selon que l’on choisit un hôpital public ou privé. Les hôpitaux publics sont gratuits, comme mentionné, mais les délais d’attente peuvent être longs et le confort reste assez basique.
Pour des cas plus graves, ma récente opération du genou a coûté 3 000 € dans un hôpital privé, avec deux nuits d’hospitalisation, ce que je trouve également très abordable.
Pharmacie et médicaments
Il y a quelques années, la Grèce était plus souple sur l’obligation d’ordonnance pour les médicaments. Tous les médicaments, antidouleurs compris, s’achètent en pharmacie. On n’en trouve ni au supermarché ni dans les kiosques, contrairement à d’autres pays comme la Nouvelle-Zélande.
Les prix semblent abordables par rapport à ceux des États-Unis, mais les médicaments en pharmacie restent relativement chers au regard du salaire minimum. Une boîte de paracétamol ou d’ibuprofène coûte en général moins de 5 €.
Jusqu’à il y a quelques années, la réglementation européenne était moins stricte et l’on pouvait acheter un EpiPen sans ordonnance pour environ 80 € en pharmacie. Il faut désormais une ordonnance, que vous obtenez en prenant rendez-vous chez un médecin grec.
Soins personnels
Une partie des dépenses annexes vient des soins que l’on s’accorde, et il faut les intégrer à votre bilan du coût de la vie en Grèce. Cela comprend généralement coiffeur et soins de beauté, sport et visites chez le dentiste.
Coiffeur et soins de beauté
Pour une routine de soins économique, je vais chez le coiffeur et fais des soins capillaires deux fois par an. En cherchant un peu parmi les petits salons, on trouve shampoing, coupe et couleur dans un joli salon pour environ 100 à 150 €. Côté beauté, comptez 30 à 50 € pour un soin du visage et environ 10 à 20 € pour des ongles en gel ou en acrylique.
Salles de sport
Les salles de sport sont plus nombreuses dans les grandes villes, mais chaque ville en compte quelques-unes. Ces dernières années, les abonnements annuels sont devenus plus avantageux, avec des promotions une ou deux fois par an : on trouve parfois jusqu’à 70 à 100 € pour l’année entière. Sinon, pour une salle bien équipée et plus moderne, comptez environ 50 € par mois sans cours. Sachez que les salles ouvertes 24 h/24 et 7 j/7 sont rares en Grèce, même dans la capitale.
- Les studios de pilates avec reformers et autres cours spécialisés facturent généralement 10 à 15 € la séance, soit environ 120 € par mois pour deux séances par semaine.
- La plupart des salles n’ont ni sauna, ni piscine, ni autres soins de type spa, qui se réservent généralement à part.
- Un coach privé en salle coûte environ 20 € la séance selon l’endroit, et l’on trouve aussi des coachs avec salle à domicile à moindre prix.
Dentistes
Les dentistes sont très bons et généralement peu chers comparés à d’autres pays. Un détartrage de routine coûte 30 à 50 € selon l’endroit, et mon appareil dentaire d’adulte pendant six mois m’est revenu à moins de 1 000 €. De même, une facette sur une dent décolorée m’a récemment coûté 150 €.
Transports
Une fois le loyer, la nourriture et la santé réglés, il est temps de parler transports.
Transports en commun à Athènes & Thessalonique
Pour les transports en commun, c’est dans les deux plus grandes villes que se concentre l’essentiel de l’offre. Thessalonique a un métro récent, et Athènes un réseau de métro plus ancien et plus étendu. Comparés à la plupart des capitales européennes, bus et métro sont un peu moins efficaces en Grèce. Les bus ne sont pas toujours à l’heure (voire ne passent pas du tout), et beaucoup sont vieux ou bondés.
Cela ne veut pas dire qu’ils ne feront pas l’affaire un moment dans les limites d’une ville, mais il faudra peut-être vous y habituer et juger par vous-même.

À Athènes, vous pouvez acheter la carte ATH.ENA et la recharger : elle sert aussi pour les trajets en bus.
Quand je vivais à Thessalonique, je marchais plus que tout (c’est courant en Europe), même quand la destination était à une demi-heure ou plus. Mon budget transport mensuel descendait souvent à 20 € pour quelques tickets de bus et un taxi de temps en temps. Une courte course en taxi coûte environ 5 à 6 €, mais le trajet de ou vers l’aéroport est généralement un tarif fixe de 20 €. Uber est aussi très répandu, tout comme l’application FREENOW.
Autres options
Même si ce qui précède fonctionne bien si vous êtes seul et que la marche ne vous gêne pas, il arrive que l’on ait besoin de plus. Voici quelques options courantes :
- Achat d’une voiture : si vous vivez en dehors des grands pôles ou sur les îles, il est judicieux d’acheter une voiture. Les prix, comme ceux de l’essence, ont augmenté ces dernières années : comptez environ 4 000 € pour une petite voiture d’occasion, et 100 à 150 € par mois d’essence selon la distance parcourue.
- Location longue durée : une option très répandue, que je recommande, est la location longue durée. Vous payez chaque mois, avec un contrat ou au mois le mois, en fonction des kilomètres parcourus, et la société prend en charge assurance, taxes et entretien pendant cette période.
Voyages
Si vous vous installez en Grèce, vous aurez sans doute envie d’explorer ce beau pays. Il y a tant de destinations sur le continent et sur les îles à choisir que vous voudrez voyager. En tant que rédactrice de voyage, j’ai effectué des dizaines de déplacements dans le pays et je connais assez bien les prix.
Les meilleurs prix s’obtiennent hors saison, avant juin et après septembre. Voici ce qu’il faut prévoir :
- Hôtels : un hôtel trois étoiles coûte en moyenne environ 50 à 80 € la nuit, selon l’endroit.
- Auberges de jeunesse et hébergements économiques : les auberges se trouvent plus souvent dans les destinations touristiques, mais sur les petites îles, l’équivalent est un hôtel économique à 30 à 50 € la nuit.
Pour se déplacer dans le pays, vous avez le choix entre le bus (KTEL), le train (seulement vers certaines destinations du continent), l’avion, la voiture de location et, bien sûr, les ferries.
- Vols : les vols intérieurs sont fréquents et coûtent généralement moins de 100 € l’aller-retour hors heures de pointe et haute saison. Il faut parfois passer par Athènes.
- Train : le train grec dessert surtout la partie continentale entre Athènes et Thessalonique, ainsi que des zones proches des montagnes du nord.
- Voiture de location : louer une voiture ou voyager en voiture est souvent une excellente option pour explorer des destinations proches d’Athènes, comme le Péloponnèse, ou pour monter vers certains des plus beaux villages du nord.
- Ferries : les ferries sont le meilleur moyen de voir les îles, mais mieux vaut réserver à l’avance ou voyager hors saison pour de meilleurs prix. Certains loueurs de voitures n’autorisent pas l’embarquement sur un ferry, pensez-y au moment de réserver. Les très petites îles proches d’Athènes ont parfois des billets à 10 à 20 €, mais rejoindre une île éloignée en ferry de nuit peut coûter 60 à 100 € sans cabine. Il existe aussi des ferries rapides entre certains points, comme du Pirée, à Athènes, vers Santorin : ils coûtent généralement plus cher mais vous y conduisent en environ moitié moins de temps.
Loisirs
La plupart des loisirs se trouvent dans les grandes villes, mais vous y trouverez bowling, cinémas, salles d’arcade, sites historiques comme les musées et les sites archéologiques, ainsi que des activités amusantes comme la poterie.
Les cinémas grecs offrent tout le confort attendu : une place standard un jour de promotion peut descendre à 5 €, et les salles aux meilleurs fauteuils avec repas coûtent 10 à 20 €.
Pour une soirée bowling ou d’autres activités d’arcade, comptez environ 10 à 20 € pour le matériel et l’expérience.
Éducation
Si vous comptez apprendre le grec, vous trouverez beaucoup de professeurs particuliers proposant des cours privés à moins de 10 € de l’heure, mais les plus qualifiés peuvent demander jusqu’à 30 € de l’heure.
Il existe aussi de nombreuses écoles de langues si vous préférez apprendre en groupe : les cours hebdomadaires peuvent y coûter à partir de 80 à 100 € par mois, surtout si vous vous inscrivez avec un ami ou un partenaire.
Les cours particuliers en ligne sont aussi devenus très populaires depuis la pandémie.
Frais de scolarité des enfants
Si vous déménagez en Grèce en famille, pensez à intégrer les frais de scolarité dans vos dépenses. Les écoles privées anglophones sont de prix variables et jugées chères pour les standards grecs, même si le tarif reste raisonnable quand on arrive de l’étranger. Voici des moyennes établies d’après les conseils d’amis et une part d’expérience personnelle :
- Écoles publiques : l’enseignement public est gratuit, mais les enfants sont instruits en grec et doivent maîtriser suffisamment la langue. C’est la meilleure option pour les plus jeunes ou si vous comptez rester longtemps et investir dans l’apprentissage de la langue. Le soutien aux élèves non hellénophones est inexistant à faible selon les régions. N’oubliez pas que les écoles publiques n’offrent ni transport ni restauration, à de très rares exceptions près.
- Écoles bilingues : il existe des écoles bilingues allemandes, françaises et anglaises dans les grandes villes, dont les frais vont de 4 000 à 8 000 € par an selon l’établissement, le niveau et les services supplémentaires comme le transport.
- Écoles internationales : c’est le choix le plus courant des familles expatriées qui veulent une continuité des programmes et prévoient de déménager à nouveau. Elles suivent généralement les programmes IB, britannique ou américain, et les frais de scolarité vont de 8 000 à 15 000 € par an selon l’âge. S’y ajoutent des frais de livres et de matériel, d’uniformes et d’autres dépenses qui n’existent pas dans le public. À Thessalonique, Anatolia College et Pinewood sont des options d’école internationale de type américain, tandis qu’Athènes offre davantage de choix pour les programmes britanniques et l’IB.
Gardez à l’esprit que l’école à la maison n’est pas reconnue légalement et que tous les enfants résidant en Grèce doivent, par la loi, être inscrits dans une école grecque reconnue.
Aspects juridiques
Comprendre le cadre juridique, les options de visa et les démarches administratives de base est un élément important de la préparation d’un déménagement en Grèce.
Visas et coût de la vie en Grèce
Si vous comptez vous installer en Grèce plutôt que de simplement y séjourner brièvement, les conditions de visa joueront un rôle important dans vos options et vos coûts globaux.
Les ressortissants de certains pays peuvent entrer en Grèce sans visa pendant 90 jours au maximum, ce qui convient aux séjours courts mais ne suffira sans doute pas si vous voulez y vivre.
Les options de résidence les plus courantes sont :
- Visa de nomade numérique : pour les télétravailleurs dont les revenus proviennent de l’extérieur de la Grèce, c’est une excellente option que beaucoup de personnes utilisent. Les frais de dossier sont relativement bas, et la démarche coûte généralement 250 à 300 €, frais administratifs compris. Il faut aussi une assurance santé privée et un justificatif de revenus suffisants.
- Visa de personne financièrement indépendante (FIP) : cette option s’adresse à ceux qui perçoivent des revenus stables hors de Grèce. Les exigences de revenus sont plus élevées, les documents plus nombreux et les coûts globaux plus importants. Comptez 800 à 1 200 € de frais et de permis initiaux, avec des frais de renouvellement tous les quelques ans. Une assurance santé privée est également obligatoire.
- Golden Visa : cette option s’adresse à ceux qui veulent investir dans l’immobilier et obtenir une résidence de longue durée, avec une voie vers la citoyenneté à terme. Elle exige un investissement initial bien plus important, à partir de 400 000 € dans la plupart des régions de Grèce et de 800 000 € en Attique, à Thessalonique, Mykonos, Santorin et sur les îles de plus de 3 100 habitants (250 000 € pour les bâtiments classés et les conversions). Les frais juridiques, les taxes foncières, l’assurance et les frais de permis de séjour peuvent ajouter 10 000 à 20 000 € ou plus au total. Lisez notre article d’avis sur le golden visa pour en savoir plus.
Papiers et bases juridiques
Au-delà du visa, les démarches administratives et la bureaucratie grecques sont réputées pour leur lourdeur. Attendez-vous à des problèmes de langue, à des règles ou consignes incohérentes, à de mauvais sites web et à beaucoup de paperasse. Sans vouloir noircir le tableau, l’administration grecque peut être aussi déroutante qu’agaçante, même pour les Grecs.
Cela dit, les choses se sont améliorées depuis la pandémie, et beaucoup de démarches administratives peuvent désormais se faire en ligne.

Le moyen le plus simple et le plus tranquille de gérer la paperasse est de payer un avocat et un comptable, ce qui, vu les tracas évités, n’est pas forcément aussi cher qu’on pourrait le croire.
Pour certaines choses, vous aurez toutefois absolument besoin d’un accompagnement professionnel :
- Demander un permis de séjour
- Acheter un bien immobilier
- Créer une entreprise
- Travailler à distance et déposer chaque année sa déclaration d’impôts
Pensez aussi à l’accès à votre ambassade ou consulat. La plupart des pays ont des bureaux ou des ambassades dans les grandes villes (Athènes et Thessalonique), mais les rendez-vous peuvent être complets des mois à l’avance, surtout en été. Gardez vos obligations légales en tête pour les planifier suffisamment tôt, et prévoyez toujours des retards par précaution.
Visa de nomade numérique grec : règle de revenus et frais
Le visa de nomade numérique grec exige de justifier d’un revenu stable de 3 500 € par mois. Vous faites une demande de visa national de type D auprès d’une ambassade ou d’un consulat de Grèce, et il est valable jusqu’à 12 mois. (Vérifié en octobre 2026.)
- Frais consulaires : 75 €.
- Revenus : justificatif de 3 500 € par mois à un niveau de revenu fixe.
- Lien avec l’activité : un contrat ou un justificatif de projet avec un employeur hors de Grèce. Si vous êtes indépendant, il s’agit de contrats avec vos clients ou d’informations sur votre propre société.
- Documents standard : votre passeport, un extrait de casier judiciaire, un certificat médical et une assurance voyage couvrant la durée du visa.
À 3 500 € par mois, vous justifiez de 42 000 € de revenus par an. C’est bien au-dessus des 2 000 à 3 000 € par mois que ce guide estime dépensés par un expatrié seul. Avec de tels budgets, un demandeur retenu dispose de 500 à 1 500 € par mois de marge.
Seuils du Golden Visa grec en 2026
Le golden visa grec exige un bien immobilier d’une valeur d’au moins 800 000 € en Attique, dans la zone de Thessalonique, à Mykonos, à Santorin et sur les îles de plus de 3 100 habitants. Partout ailleurs, le minimum est de 400 000 €. (Vérifié en octobre 2026.)
| Où | Investissement minimum | Remarques |
| Région d’Attique (Athènes), zone de Thessalonique, Mykonos, Santorin, îles de plus de 3 100 habitants | 800 000 € | Contre 500 000 € auparavant |
| Reste de la Grèce | 400 000 € | Contre 250 000 € auparavant |
| Bâtiment classé à restaurer ou à reconstruire | 250 000 € | Le bien doit être un bâtiment classé ou en faire partie |
| Bâtiment converti à usage d’habitation | 250 000 € | Aucune restriction sur la taille du bien |
Un appartement à 350 000 € à Kalamata ne suffit pas, car le minimum hors des zones citées est de 400 000 €. Un appartement à 600 000 € à Athènes ne suffit pas non plus.
Deux autres règles encadrent ce que vous pouvez acheter. Les voies standard exigent un seul bien d’au moins 120 mètres carrés : impossible d’additionner plusieurs petits appartements. Vous ne pouvez pas non plus louer le bien en courte durée via l’économie du partage ni le sous-louer.
Pour les voies du bâtiment classé et de la conversion, les frais du permis de séjour s’élèvent à 2 000 €.
Impact du style de vie sur le coût de la vie
Il est essentiel de comprendre à quel point les dépenses de la vie courante peuvent être variées et différentes selon votre point de départ. Comme chacun est différent, notons que le salaire moyen en Grèce est inférieur à 1 000 € par mois et que la plupart des familles s’en sortent avec moins de 2 000 € par mois. Cela donne un bon repère pour certains postes, mais l’expérience d’un local diffère bien sûr beaucoup de celle d’un expatrié.
Les principaux facteurs qui influencent vos dépenses mensuelles globales sont :
- Lieu : vivre dans un quartier résidentiel récent, un appartement meublé ou un lieu prisé sur une île fera monter votre loyer.
- Habitudes alimentaires : la nourriture en Grèce n’est pas très chère, mais manger souvent dehors fait la différence. La plupart des Grecs sortent manger quelques fois par semaine et cuisinent le reste du temps. Si vous prévoyez de manger plus souvent au restaurant, comptez au moins 300 à 500 € par mois pour l’alimentation, en bas de fourchette.
- Choix de transport : la marche et les transports en commun coûtent peu, mais les taxis fréquents, les voyages et les vols s’additionnent. Heureusement, la location longue durée d’une petite voiture peut descendre à 100 € par mois, mais il faudra encore compter l’essence et le stationnement, pas toujours facile à trouver dans les quartiers centraux.
- Habitudes sociales et culturelles : la Grèce a une forte culture sociale autour du café, des repas et des sorties décontractées. Tout cela reste généralement abordable, mais des soirées régulières peuvent alourdir votre budget.
Globalement, réfléchissez à votre équilibre idéal en matière de lieu, d’habitudes et d’indispensables. Beaucoup de choses sont bon marché prises isolément, mais ensemble, elles peuvent facilement faire passer vos dépenses de 1 500 € par mois à plus de 3 000 €.
Le coût de la vie en Grèce sur une année
Voyons un plan de dépenses réaliste sur un an pour vivre en Grèce. Il faut d’abord garder à l’esprit que vous aurez de nombreux frais d’installation et dépenses ponctuelles : dépôts de garantie, mobilier, visa, quelques frais de voyage et accompagnement juridique.
- Fourchette basse : une estimation très minimale et prudente, si vous voyagez léger et évitez luxe et dépenses excessives, est de 13 000 à 15 000 € par an. Cela vous procure un petit appartement correct dans l’une des villes, en supposant que vous n’ayez pas de frais d’assurance, que vous marchiez ou preniez les transports en commun la plupart du temps et que vous mangiez surtout chez vous.
- Juste milieu confortable : pour cela, j’estimerais 18 000 à 25 000 € par an, ce qui correspond à ma première année de retour. Même si mon loyer était très bas, j’avais des dépenses régulières de restaurant, de voyages, d’assurance santé, une salle de sport, beaucoup d’activités et de sorties, ainsi qu’une vie sociale équilibrée.
- Grand confort ou vie sur une île : si vous prévoyez de payer plus cher pour votre logement, de manger souvent dehors, de voyager fréquemment, de louer une voiture en longue durée et d’avoir des dépenses de loisirs plus élevées, vous atteindrez probablement 35 000 à 40 000 € par an.
Avec tout cela en tête, il est réaliste de prévoir au moins 20 000 € pour votre première année, un montant qui peut être plus élevé selon votre visa, puisque vous devrez prouver une source de revenus régulière et suffisante.
Questions fréquentes sur le coût de la vie en Grèce
Les prix ci-dessous sont en euros, et les chiffres relatifs aux visas proviennent de pages gouvernementales grecques et européennes.
Combien coûte la vie en Grèce pour une personne seule ?
Un expatrié seul peut vivre à partir d’environ 1 100 € par mois. Avec voyages et vie sociale, un budget plus réaliste est de 2 000 à 3 000 € par mois. Pour la première année, prévoyez au moins 20 000 €.
Quel revenu faut-il pour le visa de nomade numérique grec ?
Vous devez justifier de 3 500 € par mois à un niveau de revenu fixe, provenant d’un employeur ou de clients hors de Grèce. Les frais consulaires du visa national sont de 75 €.
Puis-je acheter deux petits appartements pour obtenir le golden visa ?
Non. Les voies standard exigent un seul bien d’au moins 120 mètres carrés. Cette règle empêche les investisseurs d’additionner plusieurs petits achats.
Puis-je louer un bien du golden visa sur Airbnb ?
Non. Les règles interdisent la location de courte durée via l’économie du partage, ainsi que la sous-location du bien.
Sources citées
- Commission européenne, portail de l’immigration de l’UE : International service provider in Greece : documents du visa national de nomade numérique, règle de revenus de 3 500 € par mois et frais consulaires de 75 €.
- Portail grec de la politique du logement (stegasi.gov.gr) : hausse de l’investissement minimum du golden visa : les seuils de 800 000 € et de 400 000 € prévus par la loi 5100/2024.
- Portail grec de la politique du logement (stegasi.gov.gr) : bien unique d’au moins 120 mètres carrés : la règle du bien unique.
- Portail grec de la politique du logement (stegasi.gov.gr) : interdiction de la location de courte durée : pas de location via l’économie du partage ni de sous-location des biens du golden visa.
- Catalogue des services publics grecs (mitos.gov.gr) : golden visa pour un bien classé : la voie du bâtiment classé à 250 000 €.
- Catalogue des services publics grecs (mitos.gov.gr) : golden visa avec changement d’affectation : la voie de la conversion à 250 000 €, sans limite de taille et avec 2 000 € de frais de permis de séjour.





