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Cela fait plus de dix ans que je vis et voyage sur les côtes et dans les villes de l’intérieur du Mexique. Dans ce guide, je partage les endroits où je me suis personnellement senti le plus en sécurité en tant qu’expatrié, ainsi que les critères à regarder dans n’importe quelle ville si la sécurité passe avant tout pour vous.
Quand je me suis installé au Mexique il y a plus de dix ans, je suis tombé amoureux des habitants et de la culture du pays. J’ai vécu sur la côte Pacifique, sur la côte des Caraïbes et près du golfe du Mexique.
J’ai aussi passé de longues périodes dans plusieurs villes de l’intérieur, où j’ai rencontré d’autres expatriés et des Mexicains, et découvert les différences culturelles d’une côte à l’autre.
Dès que je discute avec un autre expatrié, la question de la sécurité finit toujours par arriver. L’image de la sécurité au Mexique est souvent déformée par les médias ou par la mauvaise expérience d’une personne racontée sur les réseaux sociaux.
Ma famille et mes amis restés à l’étranger me demandent encore si le Mexique est sûr. Je réponds toujours la même chose : je me sens en sécurité au Mexique, partout où j’ai voyagé dans le pays.
On m’a souvent demandé quelles villes mexicaines étaient les plus sûres pour les expatriés. Pour y répondre, j’ai dressé une liste de villes où j’ai passé beaucoup de temps. J’ai vécu dans certaines d’entre elles, et je suis allé dans les autres plus de trois fois.
Je suis toujours en quête de nouvelles aventures. Pour moi, la sécurité compte beaucoup pour qu’une aventure soit agréable ou qu’un endroit mérite d’être appelé « chez soi ».
J’ai donc décidé de partager ce que je considère comme les villes les plus sûres du Mexique pour les expatriés.
Contents
- À retenir
- Vue d’ensemble
- Au-delà des études statistiques
- Comment ai-je établi cette liste ?
- Côte Pacifique : Puerto Vallarta
- Mer des Caraïbes : Cozumel
- Intérieur du Mexique : San Miguel de Allende
- Péninsule du Yucatán et golfe du Mexique : Mérida
- Lac de Chapala : Ajijic
- Pourquoi ces villes du Mexique sont plus sûres pour les expatriés
- Mes choix bonus
- À vous de jouer
- Foire aux questions
- Le Mexique est-il sûr pour les expatriés ?
- Qu’ont en commun les villes les plus sûres du Mexique pour les expatriés ?
- Les villes « sûres » du Mexique connaissent-elles quand même de la criminalité ?
- Comment avez-vous choisi les villes de cette liste ?
- Quelles sont les villes les plus sûres du Mexique pour les expatriés ?
- Le Mexique est-il sûr pour les expatriés en 2026 ?
- Mérida est-elle sûre pour les expatriés ?
- Santiago de Querétaro est-elle sûre pour les expatriés ?
- Quelles villes et quelles zones les expatriés doivent-ils éviter ?
- Le Mexique est-il sûr pour les expatriées et les voyageurs en solo ?
- Le Mexique est-il sûr pour les retraités ?
- Les niveaux de sécurité s’appliquent-ils à tout l’État ou seulement à la ville ?
À retenir
- Le Mexique peut paraître dangereux dans les gros titres et les rapports nationaux, mais la sécurité varie beaucoup d’un État à l’autre, et même d’un quartier à l’autre.
- J’ai construit cette liste à partir de lieux où j’ai vécu ou où je suis revenu à plusieurs reprises, complétés par des échanges avec des habitants et des expatriés de longue date qui connaissent le quotidien sur place.
- Les endroits où je me suis senti le plus en sécurité ont quelques points communs : une économie locale stable, des communautés d’expatriés bien établies et une présence policière visible dans les quartiers touristiques et résidentiels.
- Même dans les villes les plus sûres, la petite délinquance existe, et le choix du logement, la façon de se déplacer la nuit et un minimum de vigilance restent importants.
- Si la sécurité est votre priorité, mieux vaut s’intéresser moins au Mexique dans son ensemble qu’au choix de la bonne ville, puis du bon quartier dans cette ville.
Vue d’ensemble
Quelle que soit l’étude que je consulte ou le site gouvernemental que je vérifie, qu’il s’agisse de celui des États-Unis ou du Canada, le Mexique est souvent présenté comme un pays violent, rongé par la criminalité. À en croire les médias, les cartels contrôleraient tout.
Des organisations comme le World Justice Project et le Global Peace Index peuvent dresser un tableau sombre de la sécurité des personnes vivant au Mexique. Mais ces études statistiques reposent sur des données à l’échelle nationale.
Elles ont aussi tendance à mettre l’accent sur l’activité des cartels dans les États où des groupes se disputent le contrôle du trafic de drogue et de la traite d’êtres humains.
J’ai creusé davantage : le Mexico Peace Index de Vision of Humanity fournit des détails État par État. J’ai aussi appris que l’Institut national de statistique et de géographie du Mexique (INEGI) suit les données sur la criminalité, et que des entreprises privées comme El Cri surveillent le système judiciaire mexicain pour proposer des informations à jour.
Sur le papier, le Mexique ne paraît pas toujours attrayant, vu le niveau de criminalité signalé dans le pays.
Je comprends donc que l’on s’inquiète de la sécurité au Mexique. Je suis même d’accord, dans certaines régions. Le Mexique est un grand pays : certains endroits sont dangereux, d’autres très sûrs.
Au-delà des études statistiques
Quand je me suis installé au Mexique, je ne me préoccupais guère de la sécurité. Je ne regardais pas non plus les statistiques, en partie parce qu’elles étaient bien moins accessibles à l’époque.
Je vivais à Puerto Vallarta, et la vie y était tranquille. Même après mon déménagement à Playa del Carmen puis à Cozumel, le quotidien est resté paisible et sans histoires.
Dans tous ces endroits, où j’ai vécu ou que j’ai visités, j’ai remarqué une police dédiée à la protection des touristes et des expatriés. Les patrouilles étaient fréquentes. Les agents arpentaient les rues, suivaient des itinéraires réguliers et se montraient en général aimables, sauf envers ceux qui enfreignaient la loi.
Comment ai-je établi cette liste ?
Pour identifier les villes les plus sûres du Mexique pour les expatriés, j’ai combiné plusieurs sources. J’ai pris le temps de questionner des amis de longue date, d’examiner les données sur la criminalité de Numbeo et de consulter les données économiques du secrétariat mexicain à l’Économie via Data Mexico.
Le facteur décisif a toutefois été mon expérience directe et mes contacts sur place. Je vis au Mexique depuis des décennies. J’ai habité ou visité de nombreuses fois des villes dans tout le pays, et je connais les subtilités du quotidien pour rester en sécurité ici.
En général, ces quatre éléments comptent le plus pour les expatriés qui veulent se sentir en sécurité au Mexique :
- Une économie dynamique : une économie locale solide et un fort taux d’emploi contribuent à contenir la criminalité, tout en offrant plus de perspectives aux habitants.
- Des communautés d’expatriés visibles : les nouveaux arrivants y trouvent conseils et soutien, et les zones très prisées des expatriés sont généralement plus sûres.
- Des forces de police dédiées : en particulier celles qui visent à prévenir les délits contre les touristes et les expatriés.
- La connaissance locale : je discute avec des habitants quand j’écris des articles comme celui-ci.
J’ai aussi choisi des villes dans différentes régions du Mexique. C’est un vaste pays : si une région vous attire en particulier, vous aurez déjà une ville sûre à envisager.
Côte Pacifique : Puerto Vallarta
La station balnéaire de Puerto Vallarta compte plus de 15 000 expatriés à l’année, un chiffre qui dépasse 45 000 au plus fort de la saison touristique.
Je suis allé à Puerto Vallarta de nombreuses fois et je ne m’y suis jamais senti déplacé. La communauté m’a paru sûre, solidaire et bien structurée pour les expatriés.

La sécurité à Puerto Vallarta
J’ai vécu à Puerto Vallarta pendant trois ans au total, répartis sur cinq ans. À mon avis, la ville a très bien su développer les infrastructures nécessaires pour accueillir le tourisme en toute sécurité, sans perdre le charme d’une station balnéaire.
Infrastructures et sécurité publique
Par exemple :
- De nombreux quartiers de la ville sont dotés d’éclairage public.
- La ville a installé des caméras de surveillance, actives 24 h/24, dans les zones touristiques très fréquentées et le long du Malecón.
- Les plages sont la plupart du temps surveillées par des maîtres-nageurs.
La police est également très présente dans de nombreux quartiers de Puerto Vallarta. J’ai régulièrement croisé des agents de sécurité privés dans les supermarchés, les centres commerciaux et près des banques.
Économie et implication des expatriés
L’économie locale est solide grâce au tourisme, ce qui stabilise la région. J’ai constaté que de nombreux expatriés participent aux réunions municipales et aux projets d’infrastructure, et que certains lancent des entreprises qui font tourner l’économie.
Le taux de criminalité envers les expatriés m’a semblé plus bas dans cette ville que dans d’autres villes mexicaines accueillant de grandes communautés d’expatriés.
Les classements de sécurité indépendants le confirment. L’indice de sécurité de Numbeo place Puerto Vallarta bien au-dessus de la moyenne mexicaine, à un niveau comparable à celui de nombreuses villes américaines de taille moyenne. C’est l’une des options les plus sûres pour les expatriés dans toute l’Amérique latine.
Statut de l’avis aux voyageurs fédéral : Puerto Vallarta se trouve dans l’État de Jalisco, que le Département d’État américain classe entièrement au niveau 3, « Reconsidérez votre voyage », en citant le terrorisme, la criminalité et les enlèvements. Ce classement concerne l’État, pas la station balnéaire. Le même avis n’impose aucune restriction de voyage à Puerto Vallarta elle-même, ni à l’agglomération de Guadalajara, à Chapala et à Ajijic. Les zones visées se situent dans le sud du Jalisco, à plusieurs heures de route à l’intérieur des terres.
Se déplacer
Pour les déplacements, j’ai surtout pris les transports en commun, que j’ai trouvés sûrs.
- Il y a beaucoup de passages piétons dans toute la ville, et les gens les utilisent vraiment.
- Les arrêts et les bus sont rarement bondés.
Bien sûr, la corruption peut poser problème. Mais, à mon avis, ce n’est pas une préoccupation majeure pour la sécurité des expatriés.
Quartiers sûrs à Puerto Vallarta
J’habitais à Olas Altas, aussi appelé Emiliano Zapata, juste à côté de la Zona Romántica, et tout se trouvait à cinq ou dix minutes de marche en toute sécurité.
J’ai repéré plusieurs quartiers où les expatriés se sentent plutôt en sécurité, notamment :
- Zona Romántica (la « zone romantique »)
- Gringo Gulch
- Marina Vallarta
On trouve aussi de nombreuses résidences sécurisées dans le secteur de Conchas Chinas.
Zones à éviter à Puerto Vallarta
Je déconseille de louer ou de visiter Ixtapa, El Coapinole et Pitillal. Ces quartiers affichent davantage de cambriolages et d’agressions dans la rue.
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Mer des Caraïbes : Cozumel
Cozumel est un paradis pour les plongeurs, dont beaucoup sont des Américains qui ont choisi de ne pas rentrer aux États-Unis. L’île possède aussi une communauté d’affaires expatriée bien implantée, qui peut faciliter la transition entre les États-Unis et le Mexique.
Aujourd’hui, l’île compte environ 90 000 habitants à l’année, dont quelque 2 500 expatriés. En hiver, la population expatriée double souvent pour atteindre environ 5 000 personnes.

La sécurité à Cozumel
Pendant les deux années où j’ai vécu à Cozumel, je n’ai rencontré aucun problème de sécurité. La ville paraissait si sûre que les habitants laissaient leurs scooters sans antivol supplémentaire et leurs vélos sans chaîne.
Retirer de l’argent à un distributeur était aussi sans souci. Beaucoup de distributeurs se trouvent sur des places bien éclairées, et certains n’admettent qu’une personne à la fois. J’ai payé de nombreux achats avec ma carte bancaire à Cozumel sans jamais avoir de problème.
Forte présence des expatriés et des autorités
J’ai également remarqué que la communauté expatriée était soudée et impliquée auprès des autorités locales.
En journée, la police était plus visible à l’arrivée des touristes de croisière. Les agents se postaient souvent dans les rues, aux carrefours et dans d’autres zones très fréquentées quand des navires accostaient.
L’île abrite aussi une importante présence fédérale, avec des bases militaires et navales. Les soldats étaient plus visibles lors de grands événements comme le carnaval et la course Ironman.
Niveau de criminalité
L’économie de Cozumel repose sur le tourisme : plongée, activités nautiques et une activité de croisières considérable. La criminalité envers les expatriés et les touristes m’a paru faible. Quand j’y vivais, j’entendais très rarement parler de délits.
Certains rapports signalent une hausse de la petite délinquance ces dernières années, même si les chiffres varient. Globalement, la ville reste perçue comme sûre.
Transports et déplacements à pied
Les déplacements ont été faciles pour moi. J’ai utilisé les transports en commun et les taxis sans problème. Les taxis doivent présenter leur grille tarifaire sur demande, ce qui permet de vérifier le prix. Il reste toutefois prudent de convenir du tarif avant de monter.
Marcher dans Cozumel m’a aussi paru sûr. Les routes sont bien goudronnées et les rues pavées moins nombreuses, ce qui facilite la marche. Le centre-ville semblait sûr de jour comme de nuit.
Cela dit, le soir, je faisais preuve de plus de discernement dans les rues excentrées et le long du Malecón.
Quartiers sûrs à Cozumel
J’habitais en centre-ville, près du terminal du ferry pour Playa del Carmen, et mon appartement comme le quartier m’ont paru sûrs.
J’ai aussi des amis expatriés qui vivent dans d’autres quartiers perçus comme sûrs pour les expatriés, notamment :
- Corpus Christi pour les maisons plus grandes (mais il faut un véhicule)
- Adolfo Mateos, une alternative qui reste proche du centre-ville
Cozumel compte aussi de grandes maisons de style hacienda, avec piscine et grands jardins. Certaines de ces propriétés sont toutefois plus éloignées de la ville, il vous faudra donc probablement votre propre véhicule.
Zones à éviter à Cozumel
Il y a quelques zones que j’évite plutôt à Cozumel, surtout la nuit :
- San Miguel 1 et 2, où les cambriolages, agressions et vols sont plus fréquents
- 10 de Abril et Emiliano Zapata, en raison des vols à la tire
Le soir, je me tenais aussi à l’écart du terminal du ferry pour Playa del Carmen. La petite délinquance a tendance à augmenter pendant le carnaval, en février, et j’évitais alors les rues mal éclairées.
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Intérieur du Mexique : San Miguel de Allende
San Miguel de Allende, ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, n’est pas seulement un excellent endroit où vivre : c’est aussi une ville sûre, dotée d’une grande communauté d’expatriés. Celle-ci aide volontiers les nouveaux arrivants qui tentent le grand saut vers le Mexique.
Le climat de San Miguel de Allende est en outre doux toute l’année, ce qui attire encore plus d’expatriés.

La sécurité à San Miguel de Allende
Je suis allé plusieurs fois à San Miguel de Allende au cours des dix dernières années. Sur le papier, la ville paraît peut-être moins sûre que d’autres de cette liste, mais d’après mes observations et les échanges avec des amis qui y vivent, elle m’a bel et bien semblé sûre.
Par exemple :
- Le centre historique est une zone exclusivement piétonne, aux rues bien éclairées et aux larges trottoirs.
- Les abords du marché Ignacio Ramírez m’ont paru sûrs de jour comme de nuit, avec des vendeurs de nourriture dehors le soir et des livraisons surveillées par des agents de sécurité.
- Les parcs du centre-ville étaient toujours animés. Les gens laissaient souvent leurs affaires sans surveillance en courant après leurs enfants sur la place.
- De nombreux habitants ont installé des caméras de sécurité, créé des groupes de vigilance de quartier et fait construire davantage de résidences sécurisées pour accueillir l’afflux constant d’expatriés.
- On ne se sentait pas à l’étroit en marchant, et je n’avais pas besoin de me méfier en permanence des vols à la tire.
San Miguel de Allende compte aussi une communauté d’expatriés dynamique, qui reste active auprès des autorités locales.
Ce que j’aime moins à San Miguel de Allende, c’est la marche. Elle peut être pénible, surtout pour les retraités, car les rues sont pavées et souvent irrégulières.
Statut de l’avis aux voyageurs fédéral : San Miguel de Allende se trouve dans l’État de Guanajuato, que le Département d’État américain classe entièrement au niveau 3, « Reconsidérez votre voyage », en raison d’une activité des cartels concentrée dans certaines zones de l’intérieur, autour de Celaya, d’Irapuato et de Salamanca. Ce classement concerne l’État, pas la ville. Le même avis n’ajoute aucune restriction de voyage fédérale pour San Miguel de Allende elle-même.
Quartiers sûrs à San Miguel de Allende
De nombreux quartiers de San Miguel de Allende sont perçus comme sûrs par les expatriés.
- Près du marché Ignacio Ramírez. C’est là que j’ai logé la dernière fois, à environ dix minutes à pied du centre-ville.
- Le centre-ville, où l’on trouve des maisons de style hacienda des XVIe et XVIIe siècles, avec jardins
San Antonio a la préférence des expatriés qui recherchent une ambiance de quartier à la mexicaine, et le flanc de colline de Los Arcos propose des maisons modernes mêlées à une architecture coloniale plus ancienne (un véhicule vous sera probablement nécessaire).
Zones à éviter à San Miguel de Allende
Je m’abstenais de marcher dans les rues en dehors du centre, surtout celles qui étaient mal éclairées.
Des habitants et des expatriés m’ont aussi conseillé d’éviter ces quartiers :
- Las Cuevitas
- Olimpo
- San Rafael
- Ejido de Tirado
J’ai suivi leur conseil et je ne m’y suis pas rendu. Celaya, à environ 56 km, m’a en outre été décrite comme dangereuse pour tout le monde, pas seulement pour les expatriés, et je n’y suis donc pas allé.
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Péninsule du Yucatán et golfe du Mexique : Mérida
Mérida, quatrième ville du Mexique, a un côté international qui rappelle Mexico, Guadalajara ou Monterrey. La grande différence : on y trouve bien moins de criminalité, de pollution et d’embouteillages.
Bien que Mérida compte plus d’un million d’habitants, sa communauté d’expatriés, d’environ 7 000 personnes, reste relativement petite, mais elle grandit.
Cette présence plus discrète d’expatriés n’a rien d’alarmant. La communauté s’étoffe d’année en année, à mesure que l’on découvre ce « joyau caché » de la péninsule du Yucatán.

La sécurité à Mérida
Mérida est classée année après année comme la ville la plus sûre du Mexique. J’ai été frappé par la force des racines culturelles mayas chez les habitants. La communauté est soudée ici, ce qui contribue beaucoup au sentiment de sécurité.
Le centre-ville est animé, avec beaucoup de monde dans les rues. J’ai vu des gens manger en terrasse, au restaurant ou aux stands de rue, et laisser parfois leurs affaires à table en allant aux toilettes.
J’ai aussi constaté des améliorations continues en matière de sécurité à Mérida. Par exemple :
- La sécurité a été renforcée autour de la gare du Tren Maya.
- Les patrouilles de police sont courantes dans toute la ville, surtout dans les zones moins attrayantes et les zones industrielles liées aux entreprises internationales.
Mérida abrite aussi un milieu d’affaires multilingue, avec des entreprises d’Allemagne, de France et de plusieurs pays d’Asie. Ces sociétés collaborent avec les autorités pour améliorer la sécurité, et la sécurité privée est répandue dans les zones commerçantes.
Mérida bénéficie d’un faible taux de chômage et d’une économie en croissance. Les nouveaux projets d’infrastructure ont permis à la ville de se développer de façon réfléchie, et elle continue de croître dans différents secteurs, dont le tourisme lié au Tren Maya.
Quartiers sûrs à Mérida
Mérida compte de nombreux quartiers sûrs, notamment :
- Le centre-ville
- García Ginerés (juste à l’extérieur du centre-ville, avec une belle architecture)
- Cholul, avec des logements plus récents près des galeries marchandes et des centres commerciaux (l’ambiance de banlieue)
- Benito Juárez Norte, avec une variété de logements abordables et environ dix minutes de voiture du centre-ville
Zones à éviter à Mérida
Voici les zones dont il vaut mieux se tenir à distance :
- Emiliano Zapata Sur
- Cinco Colonias
- San Antonio Xluch II, où les habitants m’ont parlé de problèmes persistants
Je me suis aussi tenu à l’écart de Kanasín, une banlieue du sud-est, où la police locale enregistre un grand nombre de signalements.
Article associé : Prendre sa retraite à Mérida
Lac de Chapala : Ajijic
La région du lac de Chapala comprend trois localités :
- Ajijic
- Chapala
- San Antonio Tlayacapan
Petite localité réputée pour sa culture mexicaine, Ajijic porte actuellement le label « Pueblo Mágico » décerné par le gouvernement mexicain.
La plus forte concentration d’expatriés du lac de Chapala se trouve à Ajijic, juste à l’ouest de Chapala. La population expatriée passe d’environ 7 000 personnes en été à près de 20 000 en hiver.
Cette grande communauté d’expatriés est aussi connue pour son aide aux personnes qui s’installent au Mexique pour la première fois.

La sécurité autour du lac de Chapala : Ajijic
Ajijic abrite l’une des plus grandes communautés d’expatriés du Mexique, et expatriés et autorités locales coopèrent étroitement sur la sécurité. La plupart des gens que j’y ai rencontrés étaient heureux, serviables et pleins de conseils pour s’installer en toute sécurité.
De plus, le taux de criminalité de la région du lac de Chapala a très peu augmenté au fil des ans. Pour moi, Ajijic fait partie des endroits les plus sûrs pour les expatriés au Mexique.
- Les rues sont bien éclairées.
- Les gens sont sociables et aiment pique-niquer au bord du lac.
- La police est nettement présente dans toute la zone.
- De nombreux policiers et gardes de sécurité parlent anglais (ce qui est assez rare au Mexique).
Il y a toutefois un point de vigilance : marcher sur les rues pavées peut être délicat. Elles deviennent très glissantes quand elles sont mouillées, et on se tord facilement la cheville.
Quartiers sûrs à Ajijic
Plusieurs quartiers de la région sont sûrs, notamment :
- Le centre-ville. (Je logeais en général du côté ouest. C’est pratique : artistes de rue, restaurants, animations et galeries d’art se trouvent à distance de marche, sur des rues bien éclairées.)
- La Floresta, une résidence sécurisée conçue par un architecte réputé, avec de spacieuses maisons de style XVIe-XVIIe siècle
- Las Salvias, avec de superbes vues sur le lac de Chapala et des rues pavées (véhicule nécessaire)
Zones à éviter à Ajijic
À Ajijic et dans la région du lac de Chapala, je n’ai pas identifié de quartier précis que j’aurais jugé nécessaire d’éviter.
Cela dit, les habitants m’ont souvent conseillé d’éviter les zones situées au sud et au sud-ouest d’Ajijic, le long des frontières avec les États de Colima et de Jalisco, notamment Tuxcueca et Zacoalco de Torres.
Je me suis abstenu de me rendre dans ces zones.
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Pourquoi ces villes du Mexique sont plus sûres pour les expatriés
Les villes du Mexique où vivent des expatriés sont souvent considérées comme plus sûres. Les expatriés apprennent généralement où aller et où ne pas aller, selon leur zone de confort, un peu comme je le fais aux États-Unis.
Ces villes paraissent plus sûres aux expatriés pour de nombreuses raisons. La plupart ont deux points communs :
- une communauté d’expatriés installée de longue date
- une économie solide avec un fort taux d’emploi
Bien sûr, la petite délinquance, les vols et même des agressions occasionnelles peuvent survenir partout, y compris dans une ville sûre. Mais la plupart du temps, ces incidents sont signalés et la police municipale enquête.
En général, la plupart des expatriés ne choisissent pas de vivre dans des zones où les cartels sont très présents et s’affrontent.
Mes choix bonus
D’autres endroits, encore peu connus des expatriés, peuvent être d’excellentes options, tout aussi sûres, pour s’installer.
Intérieur : Santiago de Querétaro
J’ai vécu un mois à Santiago de Querétaro et je m’y suis senti en sécurité. La ville bénéficie aussi d’une forte présence policière dans les parcs, à pied comme en véhicule.
Je logeais dans le centre historique et pouvais rejoindre cinq parcs différents à pied en moins de dix minutes. Quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit, tout me paraissait sûr autour de moi.

Avantages
- La criminalité est très faible, envers les expatriés comme envers les habitants.
- Une pépite préservée pour les expatriés en quête d’un mode de vie mexicain authentique, associé à un confort à l’américaine.
- Une grande ville très abordable, à l’économie robuste, tournée vers l’industrie et la technologie.
Inconvénients
- Une communauté d’expatriés plus petite. San Miguel de Allende est à deux heures de bus, et Mexico à cinq heures.
- Circulation et embouteillages autour de la ville.
- Un espagnol courant et conversationnel est indispensable.
- Très peu de professionnels de santé anglophones.
Quartiers sûrs pour les expatriés : Juriquilla, Zibatá et Álamos.
Quartiers à éviter : Santa María Magdalena, La Loma et La Pradera.
Côte sud du Pacifique : Huatulco
Lors de ma visite à Huatulco, dans l’État d’Oaxaca, j’étais hébergé chez une famille d’expatriés canadiens, installée depuis huit ans dans le Sector K. J’ai été surpris de voir à quel point la ville était tranquille en basse saison touristique (de mai à novembre).
Huatulco compte plus d’expatriés canadiens que d’expatriés américains à l’année. En discutant avec eux, j’ai ressenti une perception de la sécurité différente, mais tout aussi positive.
La région est très différente d’autres parties du Mexique. La répartition des terres repose sur des actionnaires communautaires, ce qui crée des opportunités pour les familles autochtones installées là depuis des générations.
J’ai remarqué beaucoup de policiers, en véhicule comme à pied, ce qui aide à prévenir la criminalité. J’ai aussi vu des agents de sécurité dans les zones commerçantes, près des distributeurs et autour des sites touristiques.
Conduire était agréable, et je me sentais en sécurité au volant en ville et dans les environs. Marcher se passait bien aussi, sans problème de sécurité. Le centre-ville était bien éclairé, ce qui aide toujours.
Avantages
- Un mode de vie balnéaire tranquille.
- Un confort à l’américaine.
- Une criminalité plus basse.
- Une importante population d’expatriés canadiens.
Inconvénients
- Un meilleur niveau d’espagnol est nécessaire.
- Moins de médecins anglophones sont disponibles à Huatulco.
- Une voiture est indispensable.
- Les vols des grandes compagnies sont saisonniers pendant les mois d’été.
Quartiers sûrs à Huatulco : Conejos, Santa Cruz, Sector H, Sector K et Sector U.
Quartiers à éviter : je n’ai repéré à Huatulco aucun quartier précis à éviter pour des raisons de sécurité.
À vous de jouer
Vous avez maintenant une idée plus claire de la sécurité, que vous visitiez l’une des villes les plus sûres du Mexique pour les expatriés ou que vous envisagiez de vous y installer.
Le Mexique est un grand pays, et mes observations sur la sécurité de chaque ville reposent sur de vraies conversations avec des expatriés qui y vivent.
Je pense qu’il existe de nombreuses villes, bourgades, pueblos et zones rurales sûrs pour les expatriés au Mexique. Mais ces endroits exigent souvent un meilleur niveau d’espagnol et une plus grande attention à votre environnement.
Il est donc temps de peaufiner votre espagnol, pour être prêt le jour du grand départ.
Foire aux questions
Le Mexique est-il sûr pour les expatriés ?
D’après mon expérience, le Mexique peut être très sûr pour les expatriés, surtout dans les bonnes villes et les bons quartiers. La sécurité varie selon les zones, et le pays est assez vaste pour compter à la fois des endroits dangereux et des endroits très sûrs.
Qu’ont en commun les villes les plus sûres du Mexique pour les expatriés ?
D’après mon expérience, les villes les plus sûres pour les expatriés partagent généralement quelques points : une économie solide, une communauté d’expatriés établie, une présence policière visible dans les zones touristiques et résidentielles, et un accès à la connaissance locale pour choisir le bon quartier.
Les villes « sûres » du Mexique connaissent-elles quand même de la criminalité ?
Oui. Même dans les villes sûres, la petite délinquance et des vols occasionnels peuvent survenir. La différence, c’est que ces endroits offrent en général plus de stabilité, une communauté plus vigilante et une application de la loi plus visible, surtout dans les zones fréquentées par les expatriés et les touristes.
Comment avez-vous choisi les villes de cette liste ?
J’ai choisi des villes où j’ai vécu ou que j’ai visitées à plusieurs reprises. J’ai aussi recoupé plusieurs sources, comme Numbeo et Data Mexico, mais le facteur le plus important pour moi a été l’expérience directe et les échanges avec des habitants et des expatriés de longue date.
Quelles sont les villes les plus sûres du Mexique pour les expatriés ?
Mérida, Puerto Vallarta, Cozumel, San Miguel de Allende et Ajijic/lac de Chapala figurent systématiquement parmi les plus sûres, grâce aux données sur la criminalité et à des communautés d’expatriés bien établies. Santiago de Querétaro et Huatulco sont de solides choix secondaires.
Le Mexique est-il sûr pour les expatriés en 2026 ?
Il peut être très sûr, mais la sécurité varie énormément selon l’État et le quartier. Les statistiques nationales sur la criminalité sont tirées vers le bas par la violence des cartels, concentrée dans certains États et régions frontalières ; les zones que choisissent la plupart des expatriés ne reflètent pas ces chiffres.
Mérida est-elle sûre pour les expatriés ?
Mérida est largement citée comme la grande ville la plus sûre du Mexique, avec un indice de sécurité Numbeo situé entre le milieu des 70 et le début des 80. Le Yucatán, son État, porte le niveau d’alerte le plus bas du Département d’État américain, le niveau 1, « Prenez les précautions habituelles ».
Santiago de Querétaro est-elle sûre pour les expatriés ?
La ville de Querétaro a une solide réputation de sécurité et une criminalité faible pour un centre urbain mexicain. L’État est classé au niveau 2 de l’avis américain, comme le Quintana Roo et l’Oaxaca.
Quelles villes et quelles zones les expatriés doivent-ils éviter ?
Outre les quartiers signalés dans chaque présentation, les expatriés évitent les États frontaliers et les régions en proie à des conflits actifs entre cartels, dont plusieurs sont classés au niveau 4, « Ne voyagez pas ». Même dans les villes sûres, la petite délinquance existe : le choix du quartier et la vigilance nocturne restent donc importants.
Le Mexique est-il sûr pour les expatriées et les voyageurs en solo ?
De nombreuses femmes vivent et voyagent seules dans ces villes sans incident majeur, surtout dans les quartiers centraux piétons et bien éclairés. Les précautions habituelles s’appliquent : convenir du prix de la course avant de monter en taxi, éviter les rues mal éclairées la nuit et rester attentif près des distributeurs.
Le Mexique est-il sûr pour les retraités ?
Les retraités représentent une grande part de la population expatriée dans la plupart de ces villes, et le lac de Chapala, San Miguel de Allende et Mérida ont des décennies d’expérience en la matière. Pensez aussi à la mobilité : les rues pavées d’Ajijic et de San Miguel peuvent être difficiles pour les personnes à mobilité réduite.
Les niveaux de sécurité s’appliquent-ils à tout l’État ou seulement à la ville ?
Pas à tout l’État. Les avis américains sont émis à l’échelle des États, et plusieurs États de niveau 3, comme le Jalisco et le Guanajuato, contiennent des villes ou des stations que l’avis exclut de fait, notamment Puerto Vallarta, Ajijic et San Miguel de Allende. Consultez toujours les consignes actuelles propres à chaque ville.





